«Si vous n’avez pas de solution, je vais me tuer»

 

 

L’appel à l’aide vient d’un adolescent de 15 ans: «Je ne veux plus continuer à vivre comme ça dans ma famille. Mon père est un avorton de m***. Aidez-moi.» Il menace: «Si vous n’avez pas de solution pour moi, je vais me tuer.»

Tous les jours, près de 350 enfants et adolescents appellent le 147, un numéro d’urgence de Pro Juventute. L’an dernier, 5% des jeunes ont cherché de l’aide par rapport à la thématique du suicide ou alors parce qu’ils avaient eux-mêmes des pensées suicidaires. En 2011, ce pourcentage ne s’élevait qu’à 1,5%.

«Les jeunes en crise cherchent des solutions»

Selon Pro Juventute, cette hausse s’explique notamment par le fait que la pression et le surménage ne touchent plus seulement les adultes mais également les enfants et les ados. La fondation estime cependant que la hausse d’appels n’est pas uniquement négative: «Cela montre que les jeunes en crise cherchent des solutions», explique Thomas Brunner, en charge de la section conseil et soutien.

Dans la plupart des cas, note-t-il, les collaborateurs parviennent à stabiliser les jeunes. Mais dans environ 50 cas par année, une simple discussion ne suffit pas. «Nous devons alors contacter des organismes de secours. Dans ces cas, les conseillers restent au téléphone avec la personne concernée jusqu’à l’arrivée des secours.»

Chat avec des conseillers ados

Afin d’être encore davantage à l’écoute, Pro Juventute proposera dès le 9 avril, tous les lundis soir entre 19h et 22h, un chat avec des conseillers adolescents. Ceux-ci peuvent, en cas de besoin, contacter des professionnels.

(baz/ofu)