Le mouvement de contestation a repris mercredi matin en Arménie. Des partisans de l’opposant Nikol Pachinian ont bloqué plusieurs artères de la capitale, Erevan, ainsi qu’une route menant à l’aéroport international.
«Nous allons rester ici», a déclaré à Reuters un des jeunes manifestants ayant fermé l’accès à l’aéroport. Le chef de l’opposition arménienne avait appelé la veille ses dizaines de milliers de partisans réunis dans le centre d’Erevan à une vaste campagne de désobéissance civile après le rejet de sa nomination comme Premier ministre par le parti au pouvoir.
«Nous allons bloquer les rues»
L’ancien journaliste devenu député avait présenté son élection au poste de Premier ministre par intérim comme le seul moyen de sortir de la crise qui secoue le pays depuis près de trois semaines. Mais sa candidature n’a obtenu que 45 voix sur 105 au parlement, contrôlé par le Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian.
«Nous allons bloquer les rues, les aéroports, le métro, les chemins de fer, tout ce qui peut être bloqué», a-t-il lancé mardi soir à la foule rassemblée sur la place de la République, à Erevan.
«Désobéissance civile»
Nikol Pachinian a précisé qu’il souhaitait que «tout le monde participe à cet acte total de désobéissance civile» et a inscrit son action dans le cadre d’une lutte non-violente, d’un «acte pacifique de désobéissance civile».
L’ex-journaliste a pris la tête de la contestation contre le maintien au pouvoir de l’ancien président et premier ministre Serge Sarkissian. Ce dernier a présenté sa démission le 23 avril, après onze jours de manifestations.
(nxp/ats)



