Une bombe volcanique le perfore: «Le sang giclait»

 

Le volcan Kilauea, qui met les nerfs des Hawaïens à rude épreuve depuis deux semaines, a fait sa première victime. Le Californien Darryl Clinton est encore de ce monde, mais sa survie tient presque du miracle. Installé depuis 12 ans à Kapoho, l’homme était aux premières loges pour assister au spectacle qu’offrait le volcan, raconte la chaîne KHON2. «C’était incroyable. C’était un événement unique dans une vie. La lave sous toutes ses formes était là. Les sons, la lave qui coulait, l’aa (ndlr: un type de lave), les fissures. Tout se passait en même temps», a décrit l’Américain depuis son lit d’hôpital, mardi.

Darryl était occupé à dégager des débris volcaniques sur le toit d’une maison voisine lorsqu’une explosion à quelques centaines de mètres est survenue. En un éclair, une bombe de lave l’a frappé au-dessus de la cheville. L’Américain décrit un choc terrible, «l’impact le plus puissant» qu’il ait jamais ressenti contre son corps. La jambe du malheureux a failli être sectionnée en deux. «C’était incroyablement puissant et chaud. Ca brûlait. C’était super douloureux et je ne me souviens pas si j’étais en état de choc», confie-t-il.

Aidé par un ami qui a emballé sa jambe dans un drap avant de le tirer en bas des escaliers, Darryl a pensé à ses filles et à l’état dramatique de sa jambe: «Elle était en deux, mon os ressortait. Le sang giclait», décrit-il. Les médecins sont parvenus à sauver la jambe de l’Américain, qui devra rester au repos pendant six semaines. Darryl, lui, n’en espérait pas tant: «Je voulais juste vivre. Je m’en foutais qu’ils me coupent la jambe», assure la victime. Le miraculé dit vouloir prendre ses distances avec les informations concernant le volcan Kilauea. «Ouais, j’ai eu ma dose de lave», sourit-il.

Le témoignage de Darryl (en anglais)

 

(joc)