Pays basque: Chaîne humaine de 200 km pour l’indépendance

 

Des dizaines de milliers de Basques ont manifesté leur volonté de réclamer le droit de voter sur l’indépendance de leur région, en Espagne. La Constitution espagnole post-franquiste de 1978 déclare l’indivisibilité de l’Etat. Le référendum du 1er octobre dernier sur l’indépendance en Catalogne et la déclaration unilatérale d’indépendance qui en a résulté se sont terminés par la mise de la région sous la tutelle directe du gouvernement central de Madrid et l’arrestation d’un certain nombre de personnes.

L’ancien Président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, a été vivement critiqué pour la manière dont il a traité la crise catalane. Il a été évincé par le socialiste Pedro Sanchez à la faveur d’une motion de censure le 1er juin. A son arrivée à la présidence du gouvernement, Pedro Sanchez a appelé à de nouvelles discussions avec les dirigeants catalans.

Le droit de s’exprimer

La majorité des habitants du Pays basque, région qui, comme la Catalogne, a déjà un haut niveau d’autonomie, ne sont pas favorables à l’indépendance. Mais beaucoup pensent que la population devrait avoir le droit de s’exprimer sur le sujet.

La chaîne humaine a été organisée par le groupe basque Gure Esku Dago (En nos propres mains). Elle devait relier les trois capitales basques, soit Donostia (San Sebastian), Gasteiz (Vitoria), capitale de la communauté autonome du Pays basque, et Bilbao.

Le mouvement séparatiste basque ETA a annoncé début mai son démantèlement complet. Il ajoute avoir mis fin à toutes ses activités près de 60 ans après sa création et 50 ans d’une lutte armée qui a tué plus de 800 personnes.

(nxp/ats)