Le policier auteur du tir mortel contre un jeune de 22 ans mardi soir lors d’un contrôle de police à Nantes, dans l’ouest de la France, a changé sa version des faits lors de sa garde à vue, affirmant avoir tiré «par accident», a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.
Mort d'un jeune homme à Nantes : le CRS revient sur ses déclarations et parle d'un tir accidentel https://t.co/99RllkiywV
— Europe 1 (@Europe1) July 6, 2018
«Il a reconnu avoir fait une déclaration qui n’était pas conforme à la vérité» lors de sa première audition, a déclaré à l’AFP son avocat Laurent-Franck Lienard.
Le policier est en garde à vue depuis jeudi midi pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner».
Décédé à l’hôpital
Cette fois «il a déclaré que c’était un tir accidentel» aux enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale, a expliqué son avocat. Dans ses premières auditions il évoquait la légitime défense. «Nous sommes en attente de son défèrement. Normalement il doit être déféré dans l’après-midi» devant le juge, a précisé l’avocat.
Agé de 22 ans, Aboubakar F., qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt pour «vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs», a été touché par le tir d’un policier alors qu’il effectuait une marche arrière pour fuir un contrôle de police. Blessé au cou, il est décédé à l’hôpital.
Jeune tué par un policier à Nantes: D'après des vidéos consultées par @RMCinfo, la version policière est contredite: «On ne voit pas de policiers derrière le véhicule, ni d’enfants présents sur les lieux contrairement au rapport d’intervention» https://t.co/yz68tm2seY pic.twitter.com/xZJkr51P62
— David Perrotin (@davidperrotin) July 5, 2018
Son décès a provoqué depuis mardi soir trois nuits de violences urbaines dans des quartiers de Nantes avec de nombreux bâtiments publics et voitures incendiés.
(nxp/afp)



