Manifs au Zimbabwe: le président rentre au pays

 

Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a promis mardi que des sanctions seraient prises en cas de «faute» des forces de l’ordre, après la répression meurtrière des manifestations contre la hausse des prix des carburants la semaine dernière. «Les violences ou les mauvais comportements de nos forces de sécurité sont inacceptables (…) le chaos et l’insubordination ne seront pas tolérés. Les fautes feront l’objet d’une enquête, s’il le faut des têtes tomberont», a assuré M. Mnangagwa sur Twitter.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, est rentré au pays, a annoncé mardi la télévision d’État, après qu’il eut écourté une tournée internationale en raison de manifestations antigouvernementales brutalement réprimées.

La police et l’armée avaient lancé une vaste opération contre les personnes suspectées d’animer la contestation, les militants d’oppositions et les organisateurs d’une grève la semaine précédente. Le mécontentement est dû à une forte hausse du prix des carburants, dans un pays où la pauvreté est endémique.

Plusieurs morts

Au moins 12 personnes ont été tuées et 78 blessées par balle la semaine dernière, selon le Forum des ONG des droits de l’homme au Zimbabwe, une coalition d’organisations qui a recensé plus de 240 cas d’agressions et tortures.

«Je suis heureux que le pays soit calme. Il faut que notre peuple se concentre sur son travail», a déclaré le chef de l’État. Revenant sur la coupure d’internet tentée par le gouvernement, mais déclarée illégale par la Cour suprême lundi, le président a dit souhaiter un retour à la normale. «Il y a des moyens de communication. Nous voulons un Zimbabwe développé», a-t-il affirmé.

L’accès à internet et les réseaux sociaux fonctionnaient normalement mardi matin, a constaté l’AFP.

(nxp/afp)