Oui, à moins qu’il y’ait un changement de paradigme, la prise en charge de toute infection virale – qu’elle soit due au coronavirus ou à un autre virus – demeure la même et se résume dans l’immense majorité des cas à un traitement symptomatique de la fièvre et de la toux (paracétamol et éventuellement un antitussif), une antibiothérapie en cas de surinfection (ou préventivement en cas de terrain fragile) ; et les rares complications graves (détresse respiratoires) relèvent de la réanimation. Au demeurant, il faut avouer que les antiviraux n’ont jamais marché et qu’ils peuvent même entraîner des effets secondaires plus graves que l’infection traitée. Ailleurs, la plasticité des virus et les contraintes d’homologation font qu’il est illusoire de compter sur la création d’un vaccin efficace au cours d’une première épidémie. Il en a été toujours ainsi, les infections respiratoires virales sont généralement bénignes et il n’y’e pas lieu de céder à la panique ; oui, il faut se convaincre que dans l’immense majorité des cas, tout se passe bien, surtout si on a une bonne hygiène de vie. Il est scientifiquement prouvé que la peur peut entraîner une baisse des défenses immunitaires ; la première mesure est donc de ne pas céder à la peur et de solliciter le secours de Dieu.
Et certes, il faut prier et se mobiliser spirituellement, mais Il est important de préciser que l’approche religieuse n’exclut guère l’utilisation des stratégies classiques (profanes) utilisées jusque-là pour lutter contre les fléaux – bien au contraire ; elles sont synergiques ; et en vérité, il faut considérer tous les moyens thérapeutiques modernes comme des dons de Dieu ; il convient donc de s’en approprier et de louer Dieu pour qu’Il augmente sa grâce envers nous [(17. Le Voyage Nocturne : 20 – Al-Isrâ’) ; (14. Abrahm : 7 – Ibrahim)].
Et dans une telle perspective, le niveau d’islamisation de notre pays devrait nous prémunir définitivement contre les grandes endémies ; mais hélas, le niveau de conscience islamique qui reste insuffisant (crise des valeurs) nous expose à certaines calamités relativement légères. En effet, depuis très longtemps nous n’avons pas connu de très grands soucis dans ce domaine ; les épidémies qui se déclarent de temps en temps s’estompent rapidement et il ne faut alors les considérer que comme des rappels, des appels à la clairvoyance et au retour à l’orthodoxie religieuse. Et très vraisemblablement, le recul du paludisme et du sida dans notre pays procèdent de cette logique. Au demeurant, l’enjeu est le même qu’il s’agisse du coronavirus, du sida, de Ebola, du réchauffement climatique ou des catastrophes naturelles (tremblements de terre, volcans, etc.) – c’est le même combat !!!
https://docs.google.com/document/d/1jVFdTgYzNHsK_DPxEkG8pbrkW7qaab7Zs6HNrVoYrgw/edit?usp=drivesdk
DOCTEUR MOUHAMADOU BAMBA NDIAYE
Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar
Pédiatre á Thiès



