Affaire Homosexualité présumée à Linguère : la liste des suspects ne cesse de s’allonger— aveux troublants et arrestations en cascade.

 

Une onde de choc judiciaire traverse actuellement Linguère. Ce qui n’était au départ qu’une enquête locale est en train de se transformer en une affaire tentaculaire aux ramifications inquiétantes. Selon le quotidien Libération, le dossier, désormais qualifié de « bombe », connaît un tournant majeur avec une série d’aveux et une vague d’arrestations qui ne cesse de s’élargir.

D’après Libération, les autorités prennent la mesure de la gravité de l’affaire. À l’image du dossier similaire piloté par la Brigade de recherches de Keur Massar, celui de Linguère, géré par le commissariat local, a rapidement pris une ampleur telle que la Division des investigations criminelles (Dic) a été dépêchée sur place. Sa mission : approfondir les investigations, revisiter les procès-verbaux d’audition et établir les responsabilités dans ce réseau complexe.

Sur le plan judiciaire, le parquet a déjà autorisé la prolongation de la garde à vue des 18 premiers suspects. Mais entre-temps, l’enquête a franchi un nouveau cap avec l’interpellation de quatre autres individus, portant à 22 le nombre total de personnes arrêtées à ce stade. Les nouveaux mis en cause ont été identifiés comme étant des profils variés : commerçant, réparateur, agent et vigile, tous domiciliés dans différentes localités de la zone.

Toujours selon Libération, ces dernières arrestations font suite aux déclarations de plusieurs suspects déjà en détention, notamment un charretier, un berger et un acteur événementiel. Ces derniers auraient évoqué l’existence de groupes organisés impliqués dans des pratiques sexuelles collectives, ce qui a conduit les enquêteurs à élargir le cercle des interpellations.

L’affaire prend une tournure encore plus sensible avec les aveux de certains suspects. Deux d’entre eux ont reconnu avoir eu des relations avec des partenaires du même sexe, au-delà même des personnes impliquées dans ce dossier. Plus grave encore, ils ont été testés positifs au VIH, ce qui a entraîné des poursuites supplémentaires pour des chefs d’accusation incluant association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui.

Un autre suspect, dans ses déclarations, a affirmé être impliqué dans ces pratiques depuis plusieurs années, évoquant de multiples relations sans pouvoir en préciser le nombre exact. Par ailleurs, l’un des mis en cause a fait état d’une initiation remontant à plusieurs années, citant même des contacts passés avec diverses personnes, dont certaines seraient connues, sans toutefois que ces affirmations ne soient confirmées à ce stade de l’enquête.

Des éléments matériels, notamment des contenus numériques à caractère sensible, auraient été remis aux enquêteurs pour étayer certaines déclarations. Autant d’indices qui laissent présager de nouvelles interpellations dans les jours à venir.

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