Le Bureau politique de l’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) est sorti du silence pour condamner la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale, qu’il présente comme une manœuvre orchestrée pour céder le fauteuil à Ousmane Sonko. Pour le parti, cet épisode constitue une « véritable forfaiture » portant atteinte à la dignité de la représentation nationale et à l’éthique républicaine.
L’ARC accuse le régime en place de s’engager dans une « logique de manipulation des textes et des hommes », transformant les institutions de la République en instruments au service d’agendas politiciens. Le Bureau politique appelle à une clarté juridique sur la régularité d’un tel procédé, estimant que la stabilité du pays repose sur le respect scrupuleux de la hiérarchie des normes et de la légalité des mandats électifs.
Le parti tire également la sonnette d’alarme sur la situation institutionnelle actuelle : le Sénégal se retrouve simultanément sans Premier ministre, sans gouvernement et désormais sans président de l’Assemblée nationale. Une vacance que l’ARC qualifie d’« insécurité totale » et qui, selon lui, exige que le chef de l’État prenne ses responsabilités sans délai. Le Bureau politique appelle par ailleurs les citoyens sénégalais à la vigilance face à toute tentative de fragilisation de l’État de droit.
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