Le Conseil constitutionnel a reçu ce lundi la requête de députés de l’opposition contestant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale et son élection à la présidence de l’institution le 26 mai 2026. Selon des informations d’Emedia, les Sages disposent d’un délai maximal d’un mois pour rendre leur décision.
Dans leur communiqué, les parlementaires requérants estiment que la réintégration de l’ancien Premier ministre est contraire à l’article 54 de la Constitution, qui consacre l’incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions gouvernementales. Ils soutiennent que l’acceptation par Ousmane Sonko de sa nomination à la Primature en 2024 valait renonciation définitive à son mandat parlementaire, rendant ainsi irrégulière toute procédure de réintégration ultérieure.
Les signataires de la saisine dénoncent également des obstacles rencontrés dans leurs démarches procédurales. Ils indiquent avoir sollicité, par voie d’huissier, la transmission de l’acte de réintégration ainsi que du procès-verbal de la séance plénière du 26 mai, sans obtenir satisfaction.
À travers cette saisine, les requérants demandent aux Sages de se prononcer sur la légalité de la décision contestée et de veiller au respect des normes constitutionnelles encadrant le fonctionnement des institutions de la République.
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