Au lendemain de la déclaration de politique générale, nous avons donné la parole aux populations pour recueillir leurs avis. Presque tous ceux que nous avons interrogés sur la question estiment qu’il n y a pas eu un grand “changement”. D’ailleurs, ils se disent surpris de l’absence de “solutions” face à leurs problèmes sinon que le PM Al Amine Lo a enfoncé le “clou” en parlant d’un pays au “5e sous-sol”.Ces derniers estiment que l’actuelle équipe gouvernementale et l’ancienne sont tous comptables de la situation du pays. Cependant, ils ont salué le courage du PM d’aller à l’Assemblée nationale pour faire sa DPG à l’opposé de l’ancien PM.
Bassirou enseignant de son état soutient ” la DPG devrait porter plus sur la modernisation accrue de l’agriculture dans les zones humides couplées à l’élevage pour une autosuffisance alimentaire et souveraine. Malheureusement, on constate que la DPG n’est qu’une lecture d’intention sans réel impact accompagnée de réponses politiques. Par exemple, notre région en tant que zone d’agriculture et d’élevage par excellence devrait être très considérée par la DPG…”
Pour Fatoumata, une vendeuse de légumes au marché américain avec une robe multicolore estime qu’elle n’a pas trop suivi la DPG. A ce titre, elle précise ” j’ai constaté que les solutions à nos difficultés ne sont pas encore à l’ordre du jour. D’ailleurs, la vie est chère actuellement au Sénégal surtout à Kolda où nous avons du mal à joindre les deux bouts. En ce sens, je pense que la DPG devrait porter plus sur les solutions qu’à nous faire peur en déclarant que nous sommes au 5e sous-sol.”
Impactant directement sur la vie des populations, la DPG doit être cohérente, rappelle Awa, une jeune étudiante de 22 ans. En ce sens, elle avance ” j’ai l’impression que cette DPG est du copier-coller de l’ancienne DPG. D’ailleurs, la question de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes doit occuper une place importante. Et je rappelle qu’ils sont tous comptables de la gestion du pays.”
Un tour vers la mairie de Kolda, nous retrouvons Moussa acteur de la société civile qui avance que ” la DPG n’a été que de la politique politicienne”. A l’en croire ” nous attendions la transparence sur la gestion des deniers publics mais on nous sert des discours. Dans la foulée, je pense que l’argent du pétrole, du gaz, du fond intergénérationnel et la rationalisation des dépenses n’ont pas fait l’objet d’une explication claire entre autres. Et cerise sur le gâteau, le PM nous dit qu’on sera plus pauvre encore en 2027 après 2026.”
Au fouladou, la DPG du PM n’est pas passée inaperçue même si certains n ‘ y ont pas prêté oreille.
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