Plateforme « Cercle V » : « Ville Verte », un espace de dialogue entre art, architecture et territoire

 

Avec le concours du Fonds Ndary Lo, la nouvelle plateforme culturelle a été lancée jeudi au Goethe-Institut de Dakar. Son premier chapitre mêle sculptures, danse et débat sur l’habiter collectif.

L’équation du « vivre ensemble quand les villes se transforment », est au cœur de la plateforme culturelle de Ville Verte « Cercle V », lancée jeudi au Goethe-Institut de Dakar. Intitulé « Une place parmi les autres », le premier chapitre, placé sous la direction artistique de la curatrice Aïsha Dème, fait dialoguer les sculptures de Ndary Lo et une performance de la chorégraphe Khoudia Touré. Il s’achève sur une conversation entre un artiste, un bâtisseur de la terre crue et une sociologue.

Avec Cercle V, « Ville Verte », affirme une conviction : celle d’une ville qui se construit aussi par la culture et le dialogue. Conçue comme un espace de réflexion indépendant, la plateforme laisse la parole aux artistes, aux chercheurs et aux praticiens. Ce premier chapitre en appelle d’autres.

« Construire des lieux ne suffit pas. Ce qui fait véritablement exister un lieu, ce sont les histoires qu’il accueille, les rencontres qu’il rend possibles et les conversations qu’il provoque », a déclaré Abdoul Wahab Kane, directeur général de Ville Verte, qui a ouvert la soirée.

Ndary Lo, le fer à béton fait silhouette

Le Fonds Ndary Lo a prêté plusieurs sculptures de l’artiste, disparu en 2017. Ndary Lo avait fait du fer à béton, matériau qui arme les constructions sans qu’on le voie, la matière de silhouettes humaines devenues emblématiques de l’art contemporain sénégalais.

Formé à l’École nationale des Beaux-Arts de Dakar, deux fois lauréat du Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la Biennale de Dakar (2002 et 2008), il a vu son œuvre rayonner bien au-delà du Sénégal. Réunies au Goethe-Institut, ses figures, présences distinctes qui partagent un même espace, donnent le ton de la soirée : ce que l’on garde pour soi, ce que l’on met en commun, et la place que chacun y trouve.

Les œuvres ont d’abord résonné avec la performance de Khoudia Touré. Fondatrice de la Compagnie Khor, la chorégraphe franco-sénégalaise développe une écriture hybride qui mêle hip-hop, house, krump et danses traditionnelles sénégalaises.

M. DIEME / Lesoleil.sn /