BOKO HARAM: Le Cameroun annonce la mort une centaine d’islamistes

 

Le gouvernement camerounais a annoncé lundi soir que son armée avait tué samedi 6 septembre «plus d’une centaine» de combattants de la secte islamiste nigériane Boko Haram. Les insurgés tentaient une incursion en territoire camerounais.

L’armée camerounaise a infligé un «cinglant revers» à Boko Haram, a indiqué le porte-parole du gouvernement, dans un communiqué lu sur les antennes de la radio d’Etat. Il n’était pas possible dans l’immédiat de confirmer cette information de source indépendante.

Samedi, «aux environs de 13 heures, deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram sur la localité de Fotokol en territoire camerounais dans la région de l’extrême nord, immédiatement frontalière de celle de Gamboru, située en territoire nigérian», affirme le communiqué.

Les insurgés «reculent»

«Aucune victime n’a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque. Nos forces de défense ont vigoureusement riposté par des tirs de mortiers dirigés contre les positions tenues par les unités du groupe terroriste Boko Haram à l’origine de l’attaque», rapporte-t-il.

«La puissance de la riposte camerounaise à cette attaque a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 km de la ville frontalière de Gamboru à l’intérieur du territoire nigérian», poursuit le communiqué.

Seul un pont sépare la ville camerounaise de Fotokol de la localité nigériane de Gamboru Ngala, dont les combattants islamistes se sont emparés totalement le 28 août, à l’issue de plusieurs jours de combats contre les forces de sécurité et d’échanges de tirs avec l’armée camerounaise.

Des milliers de personnes en fuite

Depuis plusieurs jours, les habitants des villes récemment conquises par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria fuient par milliers en direction du Cameroun, pour échapper aux massacres et exactions du groupe islamiste.

Boko Haram veut établir un califat, un Etat islamique rigoriste, dans le nord-est du Nigeria. Depuis le début, en 2009, de son insurrection, qui a fait plus de 10’000 morts selon les autorités et 700’000 déplacés, le mouvement a gagné en puissance et affronte désormais l’armée de front.

Les combattants de Boko Haram ont progressé de manière fulgurante depuis quelques semaines, infligeant une série de défaites à l’armée nigériane et s’emparant de nombreuses localités. Ils y ont multiplié les massacres et exactions contre les civils.(ats/Newsnet)