Comme toujours, Me Sidiki Kaba a donné les assurances de la Chancellerie sur la diligence des dossiers Karim Wade et Hissein Habré. Il soutient qu’ils bénéficieront d’un procès juste et équitable pour que les décisions par les juges soient acceptées par tout le monde.
En tournée dans la région de Tambacounda pour les besoins de financement des projets des groupements de femmes, Me Sidiki Kaba a glissé sur le terrain de la justice. II voulait apporter quelques précisions sur le procès de l’ancien Président tchadien, en détention à Dakar pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et tortures. Selon le Garde des sceaux, «c’est l’Afrique, à travers l’Union africaine, qui a jugé nécessaire, qu’au niveau des 54 Etats, que le Sénégal a un système judiciaire performant, capable de juger le président Habré». C’est après cela que les Chambres africaines extraordinaires ont été créées pour juger «pour la première fois» un ancien chef d’Etat. «Et ce sera une jurisprudence exceptionnelle», dit-il. Toutefois, tient à préciser le patron de la justice, «c’est une présomption de crime». Pour Me Kaba, la «présomption d’innocence sera assurée, les droits de la défense seront aussi respectés». «Nous ferons aussi de sorte que le procès soit exemplaire dans la mesure où nous devons faire en sorte que nous ayons un procès juste et équitable et que tout soit pris en considération», rassure le ministre. L’objectif, d’après Sidiki Kaba, «est que demain, que l’on puisse dire que notre pays a pu juger le Président Habré avec les normes qui peuvent être prises comme celles acceptées sur le plan international».
Pour l’affaire Karim Wade, le ministre a d’emblée martelé «que c’est un procès qui est en cours, malgré toutes les péripéties judiciaires notées». L’essentiel pour lui, «c’est qu’à terme, que la justice soit rendue et que le droit puisse être dit». Selon lui, «les magistrats en charge du dossier au niveau de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) sont en train de bien mener le travail». Les avocats de la défense, dit-il, «sont en train de se démêler et d’utiliser toutes les artifices de procédure pour aller au bout de la défense de leur client, le Parquet spécial tient son rôle en tant qu’avocat de la société, les avocats de l’Etat eux aussi jouent leur rôle». Le plus important, réitère le ministre de la Justice et Garde des sceaux, «c’est que demain, la justice soit rendue et qu’elle puisse mettre en avant l’ensemble des principes et règles qui garantissent un bon procès à tout justiciable». «C’est ça l’essentiel», répète Me Sidiki Kaba.
Le Quotidien



