Les sanctions financières prises par les Etats-Unis à l’encontre de l’ancien président du Yémen sont prises en conjonction avec celles annoncées vendredi par l’ONU contre ces mêmes responsables à l’heure où le pays est plongé dans le chaos et l’instabilité politique.
A la tête du pays de 1990 à 2012, l’ancien chef d’Etat est accusé par Washington «d’être devenu l’un des premiers soutiens à la violence perpétrée par ceux qui sont affiliés au mouvement Houthi», indique le Trésor.
Celui qui a dirigé le Yémen pendant plus de vingt ans a été ajouté à la liste noire américaine en même temps que le chef de la rébellion chiite d’Ansaruallah Abdel Malek Houthi et le chef rebelle Abdallah Yahya al-Hakim.
Avoirs gelés
Washington les accuse d’être «engagés dans des actions qui menacent directement ou indirectement la paix, la sécurité et la stabilité du Yémen».
Aux termes de ces sanctions, les avoirs de ces responsables aux Etats-Unis sont gelés. Il est interdit de faire des affaires avec eux et ils font l’objet d’interdictions de voyage.
En fin de semaine dernière, les rebelles chiites et le parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh ont rejeté le nouveau gouvernement yéménite, plongeant encore un peu plus dans le chaos ce pays, en proie à des violences meurtrières menées notamment par al-Qaïda.
(afp/Newsnet)



