Le Comité Départemental de la Scolarisation des Filles (CDEP SCOFI) de Tambacounda a célébré ce mardi 11 novembre 2014 la journée dédiée à l’éducation des filles. Le thème de cette 9e édition est centré sur « l’éducation des filles : facteur de paix, vecteur de développement ». Une occasion offerte aux enseignantes de la commune de Tambacounda de se retrouver au Centre Régional de Formation des Personnel de l’Education(CRFPE) pour un panel sous la supervision d’Amadou Dia, Inspecteur de l’Education et de la Formation de Tambacounda, entouré des Inspecteurs Toumany Sankaré, Malick Faye et de Demba Guéye. En fonction de la spécificité du département, voire de la région, l’Inspecteur Sankaré a souligné dans sa communication la place d’une fille éduquée dans le développement. Il a montré que notre pays s’est résolument engagé à éradiquer les disparités liées au genre dans le système éducatif tout en relevant les défis de l’efficacité, de l’efficience et de la pertinence mais aussi de l’équité. Et à ce niveau d’ailleurs, le Sénégal a fait beaucoup de bonds car le Taux Brut de Scolarisation (TBS) est de plus de 95%. Un taux qui avoisine les 110% à l’élémentaire. Et les filles étant plus nombreuses que les garçons, il se pose alors le lancinant problème de leur maintien dans le système du fait de la persistance de la problématique des grossesses et mariages précoces en milieu scolaire. L’occasion a été saisie par le représentant de l’Union Départementale des APE pour mettre le doigt sur cette plaie qui continue à saigner dans la zone de Nétéboulou où une brillante fille du CEM de cette localité risque de quitter l’école pour aller en mariage. Ces questions encore tabou doivent faire l’objet d’une communication sérieuse et responsable. Malheureusement, l’indice de parité traine encore les pieds car il est estimé à 1,1%. En effet compte tenu de la place de la fille dans la famille ou dans la société, une prise de conscience est alors nécessaire pour mobiliser et engager toute la communauté éducative sur ce sujet. Et l’inspecteur Sankaré de signifier que le décrochage scolaire (abandon) précoce des filles constitue un frein au développement d’autant plus que, c’est un secret de polichinelle, la fille est la future maman et c’est à elle de protéger ses progénitures. Sous ce rapport, il lui faut des compétences intrinsèques qu’elle doit acquérir au niveau de l’école. Toutes les interventions à ce panel ont montré avec force que la scolarisation des filles est la solution au développement. Tous sont convenus que l’éducation ne doit pas être amorale pour jouer son véritable rôle de développement dans la société. Ce qui permet à madame Fatou Diop, présidente de la CDEP SCOFI d’inviter les enseignantes mais aussi les enseignants à être des modèles dans la société, à travers leur comportement, leurs aptitudes et aussi leurs attitudes pour réellement amorcer le développement.
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Ansoumana SADIO/www.Tambacounda.Info/



