La justice transalpine avait émis le 18 novembre des mandats d’arrêt contre trois de ces mafieux présumés.
Le même jour, les carabiniers avaient arrêté une quarantaine de personnes, membres de clans basés dans la région de Côme et Lecco, au nord de Milan.
Deux des suspects arrêtés sont de hauts responsables présumés du clan de Grotteria, en Calabre. Les trois autres seraient des dirigeants du clan calabrais de Giffone, un groupe lié au gang de Fabrizia, dont dépend la cellule de Frauenfeld. Parmi eux figure Giuseppe Larosa, alias «Peppe la mucca» («Peppe la vache»).
Déplacements en Suisse
En novembre dernier, les enquêteurs italiens, cités par des agences de presse transalpines, avaient indiqué que «Peppe la vache» se déplaçait régulièrement en Suisse et qu’il y avait même densifié ses activités durant ces dernières années.
Le même jour, le Ministère public de la Confédération (MPC) avait confirmé qu’une procédure concernant M. Larosa pour soupçon de participation et de soutien à la ‘Ndrangheta était en cours. Le MPC indique collaborer, dans cette enquête «ample et complexe», de façon très étroite avec les autorités transalpines, mais n’était pas en mesure de donner davantage d’informations vendredi.
Interrogée sur le cas de Frauenfeld, une porte-parole du MPC a précisé que la coopération avec l’Italie se poursuit, tout comme la procédure menée par les autorités suisses.
(ats/Newsnet)



