Les gardes-côtes italiens et espagnols ont à nouveau secouru des migrants, dont plusieurs étaient décédés, dans des embarcations de fortune.
Au sud de Lampedusa, 17 migrants, décédés, ont été trouvés sur un canot pneumatique à la dérive alors que 76 de leurs compagnons ont pu être sauvés. Et au sud-est de l’Espagne, 28 migrants ont été trouvés à bord d’une embarcation de fortune.
Selon les personnes secourues sur l’embarcation, certains de leurs compagnons ont été emportés en mer pendant la traversée», écrivent les secours maritimes sur leur compte Twitter.
Le bateau a été retrouvé à 23 milles marins au sud-est d’Almeria, à la pointe sud-est de l’Espagne. A son bord voyageaient une femme enceinte et un mineur, ont précisé les secours.
Deux cents personnes secourues
Et parmi les migrants trouvés par la marine italienne, deux d’entre eux se trouvaient dans un état critique: l’un est décédé peu après l’arrivée des secours et l’autre a été évacué par hélicoptère vers un hôpital.
Ces dernières heures, la marine italienne a également secouru quelque 200 migrants qui se trouvaient sur deux autres embarcations de fortune.
Sauve-qui-peut
Depuis l’été 2013, l’Italie est confrontée à des arrivées de plus en plus massives par la mer: au premier semestre 2013, près de 8000 personnes étaient signalées contre 35’000 au second. Les choses se sont ensuite emballées: près de 65’000 migrants se sont lancés à la mer au premier semestre 2014.
Le total de cette année est déjà estimé à plus de 160’000 personnes, soit une moyenne de 400 par jour. Le voyage est pourtant très risqué: au moins 3200 candidats à l’exil ont déjà trouvé la mort en Méditerranée cette année selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’explosion des départs a été facilitée par l’anarchie qui règne en Libye. Beaucoup y ont vu aussi un effet «d’appel» de l’opération «Mare Nostrum», mise en place par l’Italie après deux naufrages dramatiques en octobre 2013.
Faute de moyens, «Mare Nostrum», dénoncée par l’Allemagne comme «un pont vers l’Europe», a cédé le pas à «Triton». Cette opération européenne de contrôle des frontières est beaucoup plus limitée.
(ats/Newsnet)



