Le gouvernement français en fait une priorité. Le Sommet Paris 2015, du 30 novembre au 11 décembre, doit accoucher d’un «accord de Paris» historique. Pour le climat, ce serait excellent, et pour la diplomatie française aussi, qui pèsera de tout son poids afin que la seule conférence internationale durant le mandat de François Hollande soit couronnée de succès.
Après l’échec du renouvellement du Protocole de Kyoto (signé en 1997, entré en vigueur en 2005) à Copenhague en 2011, il devient urgent de définir un nouvel accord climatique international qui engage tous les Etats à partir de 2020. Objectif? Limiter la hausse des températures à deux degrés d’ici à la fin du siècle comme le préconisent les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC). Et ces deux degrés sont un minimum, avertissent-ils en estimant que le réchauffement climatique pourrait atteindre 4° de plus en 2100 si rien n’est entrepris pour le stopper. Conséquences? Hausse du niveau de la mer, catastrophes naturelles, maladies, migrations, pénuries alimentaires…
Selon certains observateurs, Paris 2015 est déjà le sommet de la dernière chance. Il doit impérativement aboutir à un accord contraignant. Mais boucler un compromis à 195 Etats n’est pas chose aisée. Deux axes constitueront cet «accord de Paris». Primo: définir le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre auquel se soumettra chaque pays. Deuzio: mettre en place l’aide internationale pour accompagner la méthode. Une assistance qui inclut le Fonds vert de 100 milliards de dollars. Dix milliards ont déjà été promis. La Suisse s’est engagée à verser 100 millions, la France, un milliard.
Dans ce contexte, plusieurs pays, dont la Suisse, plaident pour l’abandon de la distinction entre pays industrialisés et pays en développement. Car, à l’instar de la Chine ou de l’Inde, des pays parmi les plus pollueurs se rangent du côté des pauvres et rendent difficile l’application des mesures. L’idéal, pense-t-on à l’Office fédéral de l’environnement, serait de travailler avec des critères comme la responsabilité dans le réchauffement climatique et les capacités à disposition pour réduire les émissions.
(24 heures.ch)



