Les islamistes shebab ont attaqué ce jeudi 25 décembre le quartier général de la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Trois soldats et un contractuel civil ont été tués jeudi dans l’attaque contre son quartier-général à Mogadiscio, a annoncé l’Amisom dans un nouveau bilan.
L’Amisom affirme dans un communiqué avoir repris le contrôle du «camp de base» où s’étaient introduits des islamistes somaliens shebab dont, poursuit-elle, cinq ont été tués et trois faits prisonniers.
Ils sont parvenus à s’introduire dans l’enceinte ultra-sécurisée à Mogadiscio et ont blessé trois soldats africains et un civil.
Situation sous contrôle
Plusieurs fortes explosions et des tirs intenses ont été entendus durant plusieurs heures dans l’après-midi à l’intérieur de la base d’Halane, située à l’extrémité ouest de l’aéroport de Mogadiscio et qui abrite le QG de l’Amisom.
«La situation est totalement sous contrôle», a assuré sur son compte Twitter l’Amisom vers 17h30 (15h30 en Suisse), environ trois heures après le début de l’attaque. L’organisation a précisé que sa base avait «subi une infiltration» et que plusieurs assaillants avaient été tués, sans donner de chiffre.
«Trois soldats de l’Amisom et un contractant civil (ont été) blessés», a également indiqué l’Amisom sur Twitter, sans préciser pour qui travaillait le civil blessé.
La base attaquée est une enceinte fortifiée située à l’intérieur du périmètre de l’aéroport de Mogadiscio, lui-même placé sous haute sécurité. Elle abrite plusieurs ambassades et des bureaux de l’ONU.
Fin des tirs
Paddy Ankunda, porte-parole de l’armée ougandaise dont un contingent est en charge de la base, a de son côté assuré que les combats étaient terminés et la situation sous «contrôle total» des soldats ougandais. Aucun tir n’était plus entendu en fin d’après-midi, a confirmé un photographe de l’AFP se trouvant à proximité du lieu de l’attaque.
«Les shebab nous ont attaqués aujourd’hui, mais nous avons réussi à repousser les assaillants. Un d’eux a été tué à l’intérieur de la base» de l’Amisom, a expliqué Paddy Ankunda. Il a précisé sur Twitter que les «assaillants s’étaient introduits incognito» à l’intérieur de l’enceinte, sans autre détail.
Les shebab avaient immédiatement revendiqué l’attaque dès les premiers tirs. «Nos commandos sont à l’intérieur du quartier général des troupes étrangères en Somalie», avait affirmé leur porte-parole militaire Abdulaziz Abu Musab.
Une source sécuritaire occidentale avait indiqué qu’entre «15 et 20» assaillants avaient attaqué la base, sans pouvoir préciser combien avaient effectivement pénétré à l’intérieur.
Guérilla et attentats
Déployée depuis 2007 en Somalie pour combattre les shebab, l’Amisom compte aujourd’hui plus de 22’000 hommes. Elle a chassé depuis trois ans les islamistes de Mogadiscio, puis de l’essentiel des localités qu’ils occupaient dans le centre et le sud somalien.
Les shebab continuent néanmoins d’exercer leur autorité sur de vastes portions rurales de territoires. Ils ont abandonné le combat conventionnel pour les actions de guérilla et les attentats, notamment dans la capitale.
(ats/afp/Newsnet)



