La 37e rencontre européenne de jeunes chrétiens a débuté ce lundi 29 décembre à Prague. Plus de 20’000 croyants venus des quatre coins d’Europe affluaient vers la capitale tchèque à l’invitation de la communauté oecuménique de Taizé. Avec les participants locaux, les organisateurs attendaient 30’000 personnes.
Jusqu’au 2 janvier, ces jeunes orthodoxes, catholiques et protestants se réuniront pour des débats, des chants, des prières et des méditations. Point culminant de la rencontre, la veillée de prières pour la paix dans le monde le 31 décembre, suivie d’une fête des peuples dans les différentes paroisses d’accueil.
Chaque soir, une méditation
Une première prière commune était prévue ce lundi soir dans les halles d’exposition aménagées pour l’occasion. Prieur de la communauté, le Frère Aloïs prononcera chaque soir une méditation. Les dix-sept églises du centre historique de Prague ouvriront leurs portes pour les prières de midi mardi et mercredi.
La rencontre de Prague est placée sous le signe de la réconciliation entre Est et Ouest, comme l’a souligné le frère Marek, porte-parole de la communauté. «Les jeunes veulent la paix et pas le conflit ou la guerre», a-t-il ajouté, faisant allusion à la crise ukrainienne, un thème très «d’actualité».
Plus de 120 Suisses
Comme le veut la tradition, les jeunes venus de l’extérieur – 23’000 selon un communiqué de la communauté de Taizé – sont hébergés dans des familles de Prague et des environs. Les plus nombreux viennent de Pologne, d’Ukraine, d’Allemagne, d’Italie, de France, de Croatie et du Bélarus, précise Taizé.
La «délégation» suisse compte environ 125 personnes, a indiqué Tatiana Oberson, coordinatrice pour le voyage des jeunes Suisses. Ils viennent de tout le pays et sont âgés de 17 à 35 ans pour la grande majorité.
Signe de réconciliation
Les rencontres de Taizé ont été lancées en 1978 par le protestant suisse Roger Schutz (1915-2005), fondateur de cette communauté oecuménique installée près de Dijon, en Bourgogne. Ces rencontres se sont déjà tenues trois fois à Rome: en 1980, 1982 et 1987. Genève les a accueillies en 2007 et la dernière a eu lieu à Strasbourg, fin 2013.
Né en Allemagne, Frère Aloïs est devenu prieur à la mort de frère Roger, le 16 août 2005. La communauté rassemble aujourd’hui une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes, issus de près de trente pays. Elle se veut «un signe concret de réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés».
(ats/Newsnet)



