Plusieurs dissidents ont été arrêtés à Cuba

 

Plusieurs dissidents ont été interpellés à Cuba pour les empêcher de tenir une tribune politique.

«Il y a eu des arrestations et des assignations à domicile, nous en avons confirmé 10 au total», a déclaré le dissident Elizardo Sanchez, affirmant que ce bilan pourrait être revu à la hausse. Il s’agit du premier coup porté aux dissidents par les autorités cubaines depuis l’annonce le 17 décembre d’un rapprochement avec les États-Unis.

La blogueuse Yoani Sanchez a annoncé sur son portail Internet d’informations «14ymedio» qu’elle était bloquée à son domicile par des agents et que son époux avait été interpellé en bas de leur immeuble en compagnie du dissident Eliecer Avila.

De son côté, l’artiste Tania Bruguera était introuvable et injoignable depuis 24 heures. Elle envisageait d’installer une tribune libre sur laquelle des Cubains pourraient s’exprimer pendant une minute sur «des thèmes qui les préoccupent».

Place de la Révolution

Une vingtaine de dissidents ont pu accéder au lieu de rendez-vous, place de la Révolution. Mais l’artiste n’est pas apparue, alors que la maigre assistance était étroitement surveillée par de nombreux policiers.

La place de la Révolution, qui abrite le siège du gouvernement, celui du comité central du parti communiste et le ministère des Forces armées, est le théâtre traditionnel des manifestations organisées par les autorités. Tout autre type de rassemblement y est proscrit.

Aucune opposition légale n’est autorisée à Cuba, où les dissidents interpellés sont généralement relâchés au bout de quelques heures.

Les États-Unis «profondément préoccupés»

Les États-Unis se sont déclarés«profondément préoccupés» par ces arrestations.

«Nous sommes profondément préoccupés par les dernières informations sur des interpellations et des arrestations par les autorités cubaines de membres et d’activistes pacifiques de la société civile», a déclaré le département d’État dans un communiqué.

«Nous condamnons avec force la poursuite par le gouvernement cubain du harcèlement et le recours répété aux interpellations arbitraires, parfois violentes, pour faire taire les critiques, perturber des réunions pacifiques et la liberté d’expression et pour intimider les citoyens».

(ats/Newsnet)