GRANDE-BRETAGNE: Test négatif au virus Ebola pour les deux cas suspects

 

Les procédures d’entrée en Grande-Bretagne faisaient débat après le retour d’une infirmière contaminée. Deux personnes de retour d’Afrique de l’Ouest étaient suspectées d’être également contaminées dans le pays.

Deux cas négatifs vérifiés

Une professionnelle de santé, tombée malade lundi dans les Highlands écossaises et transférée mardi à l’hôpital Aberdeen Royal Infirmary (nord-est de l’Ecosse) «a été testée négative au virus Ebola», a précisé le gouvernement écossais dans un communiqué dans la nuit de mardi à mercredi.

Un second cas suspect, qui était en isolement à l’hôpital Royal Cornwall (sud-ouest de l’Angleterre) depuis mardi matin, a également vu ses analyses revenir négatives au virus Ebola, a indiqué une porte-parole des services britanniques de santé publique.

Ces deux cas suspects n’ont aucun lien avec l’infirmière contaminée à la maladie qui est actuellement traitée à l’hôpital Royal Free de Londres, après avoir été diagnostiquée positive lundi à Glasgow.

Pas de fièvre

Pauline Cafferkey travaillait pour l’ONG Save the Children au centre médical britannique de Kerry Town, en Sierra Leone, avant de rentrer au Royaume-Uni. Le fait qu’elle ait pu embarquer à l’aéroport londonien de Heathrow pour un vol vers Glasgow, après avoir eu sa température prise à plusieurs reprises, était au centre des interrogations mercredi.

«Elle a été autorisée à voyager parce qu’elle n’avait aucun symptôme du virus Ebola, notamment pas de fièvre», a précisé Sally Davies. «Cela pose évidemment la question de savoir si nous devons être plus prudent», a-t-elle ajouté.

«C’est pourquoi nous étudions en permanence ce que nous faisons pour savoir si nous aurions dû être plus prudent, si c’est dans l’intérêt de la population et dans l’intérêt du patient», a-t-elle poursuivi.

Tests «bordéliques»

La température de l’infirmière a été vérifiée à six reprises en une demi-heure à Heathrow et était à chaque fois normale, conduisant les autorités à la laisser embarquer sur son vol intérieur à destination de Glasgow. Après être rentrée chez elle en taxi, elle a eu de la fièvre et a alerté les autorités.

Martin Deahl, un médecin britannique qui est rentré de Sierra Leone avec Pauline Cafferkey a critiqué les tests pratiqués à l’aéroport d’Heathrow, les qualifiant de «bordéliques». «Ils n’avaient plus de kits de dépistage et ils n’avaient pas l’air de savoir ce qu’ils faisaient», a-t-il déclaré au «Daily Telegraph».

(ats/Newsnet)