Les deux hommes, comme le journaliste égyptien Baher Mohamed du bureau d’Al Djazira au Caire, ont vu la Cour de cassation annuler jeudi 1er janvier leurs condamnations à des peines de prison et ordonner un nouveau procès.
Les trois journalistes arrêtés en décembre 2013 avaient été condamnés en juin dernier à des peines de sept à dix ans de prison ferme, notamment pour assistance à une «organisation terroriste», en l’occurrence les Frères musulmans, mouvement désormais hors la loi.
Leur procès avait été très critiqué à l’étranger en raison du manque de preuves et de la façon désordonnée dont il avait été conduit.
Une rumeur courait depuis quelque temps selon laquelle le président Abdel Fattah al Sissi pourrait décider de gracier ou d’expulser les trois hommes.
Les avocats et les familles des journalistes avaient espéré que la décision d’organiser un nouveau procès, en se fondant sur des vices procédures lors du premier, leur permettrait de recouvrer tout de suite la liberté. Mais la Cour de cassation les a maintenus en détention.
Pas de date pour le nouveau procès
Le juge n’a pas fixé de date pour le nouveau procès. Les avocats de avocats de la défense pensent qu’il pourrait s’ouvrir d’ici un mois.
A Doha, au Qatar, où se trouve son siège, la chaîne Al Djazira a réaffirmé que le procès des trois journalistes avait été truqué. Elle a demandé une nouvelle fois leur libération.
(ats/Newsnet)



