«Frau Merkel, sauvez la Hongrie», «Angela, délivrez-nous du diable, nous voulons rester des citoyens de l’Union européenne», lisait-on ce dimanche 1er février sur des pancartes en allemand brandies dans la foule.
Les quelque 4000 manifestants, selon une estimation de l’AFP, réunis devant le Parlement, ont espéré que Mme Merkel relaie leurs critiques contre M. Orban, qu’ils accusent de porter atteinte à la démocratie, et d’éloigner leur pays de l’Union européenne pour se rapprocher de Moscou.
«Je veux que Merkel mette en garde Orban pour qu’il ne se montre pas trop amical avec la Russie», a déclaré Maria Miklosi, 54 ans, chimiste, drapeau de l’UE à la main.
Premier partenaire commercial
L’ordre du jour de la rencontre entre les deux dirigeants n’a pas été dévoilé pour le premier déplacement de la chancelière allemande en Hongrie depuis l’arrivée au pouvoir de M. Orban en 2010. L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Hongrie, ex-pays communiste membre de l’UE depuis 2004.
M. Orban, qui recevra le président russe Vladimir Poutine dans deux semaines, a soutenu les sanctions économiques de l’UE envers la Russie pour son soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Mais il a estimé que Bruxelles se «tirait une balle dans le pied» en compromettant ses relations commerciales avec Moscou.
Viktor Orban s’est réclamé d’un modèle de société «intolérant», citant le chef d’Etat russe en exemple et lançant une offensive contre des ONG.
Réponse à l’expansionnisme
La Hongrie a conclu l’an passé un contrat de 12,5 milliards d’euros pour la construction de deux réacteurs nucléaires russes près de Budapest.
«Un des soucis de Merkel est de trouver une réponse à l’expansionnisme russe et à la dégradation des relations entre l’UE et Moscou. La Hongrie est un cas d’école, avec sa dépendance énergétique beaucoup trop importante et ses oeillades» à Moscou, a estimé l’ancien ministre des Affaires étrangères hongrois Peter Balazs.
(ats/Newsnet)



