Présidentielle au Nigeria: La poisse pour Goodluck Jonathan

 

Goodluck Jonathan a passé plus de trente minutes à l’intérieur du bureau de vote de son village natal d’Otuoke, dans l’Etat de Bayelsa (sud), accompagné de son épouse, Patience. Ils se sont résolus à quitter les lieux, aucun d’eux ne parvenant à s’inscrire car deux lecteurs de carte biométrique avaient échoué à reconnaître leurs cartes d’électeur.

Les hommes armés ont attaqué les villages de Birin Bolawa et Birin Funali, dans l’Etat de Gombe, souvent ciblés par les islamistes par le passé. «Nous avons entendu les assaillants crier: On ne vous avait pas dit de rester à distance de l’élection? » a rapporté un responsable du scrutin sous couvert d’anonymat.

Vers 11h, lui et son épouse sont revenus au bureau de vote. Après une énième tentative, ils ont finalement réussi à s’enregistrer.

Le Parti démocratique populaire (PDP) du président Jonathan a beaucoup critiqué ce nouveau système électronique, mis en place par la Commission électorale indépendante (Inec), pendant la campagne. Il a avancé à maintes reprises que cela risquait d’engendrer des couacs dans les bureaux où les assesseurs ne sont pas habitués à les utiliser.

«Si vous avez des problèmes avec votre carte d’électeur (…) soyez patients. Tout cela est nouveau. Tout ce qui est nouveau présente des défis. Je vais revenir pour voter. Et je suis sûr que cette élection va être un succès», a-t-il déclaré à la presse.

Empreintes digitales

Des incidents du même type ont déjà été rapportés dans plusieurs bureaux de vote du pays, notamment à Maraba, dans la banlieue d’Abuja. Là-bas, le lecteur d’empreintes digitales n’a pas fonctionné pour de nombreux électeurs.

La reconnaissance des empreintes a finalement été abandonnée à Maraba au profit des méthodes traditionnelles, selon un journaliste de l’AFP sur place. Les bureaux de votes seront ouverts jusqu’à 18h00 (heure en Suisse).

(ats)