Selon un bilan encore provisoire dressé par le ministère de l’Intérieur, au moins 2150 personnes ont péri et plus de 5400 autres ont été blessées par la secousse d’une magnitude de 7,9 sur l’échelle de Richter, également ressentie sur les pentes du mont Everest. Une avalanche y a partiellement détruit un camp de base à 5500 m d’altitude sur le versant népalais, faisant dix-huits morts.
Soutien du pape
Le pape François a exprimé samedi sa «profonde tristesse» après le séisme qui a fait près de 1’200 morts au Népal, selon un premier bilan, dans un télégramme adressé par le Vatican aux autorités catholiques népalaises.
Le pape François est «profondément attristé» par ce séisme et exprime «sa solidarité à l’égard de tous ceux affectés par ce désastre», écrit le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican, dans ce télégramme.
Jorge Bergoglio a également fait part de «ses encouragements» à l’égard des autorités et de tous ceux qui s’efforcent de venir en aide aux victimes de ce tremblement de terre, ajoute Mgr Parolin, ministre des Affaires étrangères du Vatican.
Certaines zones montagneuses du Népal restent inaccessibles, les routes étant coupées. Le travail des secouristes est encore compliqué par le mauvais temps et les nombreuses répliques sismiques qui secouent le pays. L’une d’elles, particulièrement forte (6,7 sur l’échelle de Richter), a été ressentie dimanche jusqu’à New Delhi, en Inde.
La forte réplique a en outre provoqué de nouvelles avalanches dans l’Everest. «C’est l’horreur ici au camp 1, les avalanches venant de trois côtés», a écrit sur Twitter l’alpiniste britannique Daniel Mazur.
Aide du gouvernement
A Katmandou, où plus de 700 personnes ont trouvé la mort, les secours creusent parfois à mains nues dans les décombres, ou munis de simples pioches.
Les autorités tentent de fournir des abris aux milliers d’habitants de la ville qui ont passé la nuit dans les rues dans un froid glacial et sous une pluie verglaçante. Le gouvernement a prévu d’installer des tentes et de transformer écoles et bâtiments publics en abris pour les sinistrés, a déclaré Rameshwor Dangal un responsable du ministère de l’Intérieur.
Des routes vont être rouvertes et des hélicoptères doivent décoller pour venir en aide à des victimes situées dans des zones isolées. «Notre pays traverse une situation de crise, et nous allons avoir besoin d’un énorme soutien et de beaucoup d’aide», a déclaré samedi le ministre de l’Information, Minendra Rijal.
Mobilisation internationale
Six membres du Corps suisse d’aide humanitaire se sont envolés dimanche matin pour le Népal. Ils doivent évaluer les besoins sur place, a indiqué un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Le DFAE avait indiqué la veille que la Suisse avait proposé «ses services aux autorités de Katmandou», précisant que Didier Burkhalter était informé en permanence des développements de la situation.
Les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’une équipe de secouristes et promis le déblocage immédiat d’une aide d’un million de dollars pour «répondre aux besoins urgents». L’Inde, qui a aussi subi les effets du tremblement de terre, a de son côté envoyé des avions militaires avec du matériel médical et des équipes de sauveteurs à bord.
Deux avions russes transportant des sauveteurs devaient quitter la Russie dimanche, selon le ministère des Situations d’urgence. Des experts de l’Union européenne sont en train de se rendre dans les zones affectées. Berlin, Londres, Paris et Madrid ont aussi promis leur aide, la Norvège annonçant pour sa part le déblocage de 3,5 millions d’euros (environ 3,4 millions de francs suisses).
Le FMI s’est dit prêt à envoyer une équipe au Népal «dans les plus brefs délais afin d’aider le gouvernement à évaluer la situation macroéconomique et à déterminer les besoins financiers», en coordination avec la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAD) notamment.
Pays entier
L’épicentre de ce séisme, localisé à mi-distance environ entre Katmandou et Pokhara, avait une profondeur de deux kilomètres, selon l’USGS. Cette faible distance a aggravé les conséquences.
«Ce ne sont pas seulement quelques régions du Népal qui sont dévastées. Pratiquement tout le pays est touché», a déclaré de son côté Krishna Prasad Dhakal, chef de mission adjoint à l’ambassade du Népal à New Delhi.
Les hôpitaux de ce pays pauvre de 28 millions d’habitants ont été rapidement saturés. Par ailleurs, les répliques sismiques ont conduit les responsables des structures de soins à ordonner des évacuations de patients, regroupés dans des tentes dressées à l’extérieur.
(ats/afp)




