D’après le porte-parole de l’armée ukrainienne, Oleksander Motouzyanyk, les rebelles ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales en violation du cessez-le-feu.
Cette trêve est la condition de base des accords de Minsk-2 négociés en février dernier en Biélorussie. L’accord doit ouvrir à la voie à un règlement politique de la crise en cours depuis plus d’un an qui a fait plus de 6100 morts. Les séparatistes prorusses sont accusés par Kiev d’utiliser des armes lourdes censées avoir été retirées des lignes de front.
Accusations mutuelles
Les séparatistes ont parallèlement affirmé au cours du week-end que l’armée avait ouvert le feu sur un convoi d’aide en provenance de Russie, faisant un mort. Edouard Basourine, porte-parole des rebelles cité samedi par l’agence de presse de Donetsk, le bastion des séparatistes, a parlé d’une «situation explosive» qui «exige l’intervention urgente de la communauté internationale».
Un autre représentant des rebelles, Denis Pouchiline, a déclaré pour sa part à l’agence de presse russe RIA que l’armée de Kiev regroupait du matériel militaire. Il y voit le signe que le gouvernement ukrainien a l’intention de chercher une «solution militaire au conflit».
Violations limitées
A ce stade, les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargés de surveiller le cessez-le-feu, estiment que les violations restent limitées.
«Nous ne sommes pas dans une phase de conflit très active similaire à ce que nous observions les mois précédents», a déclaré samedi le secrétaire général de l’OSCE, Lamberto Zannier, en marge d’un colloque sur la sécurité organisé en Estonie.
«Il semble plutôt s’agir d’initiatives de commandants locaux mais je conviens que si nous ne maîtrisons pas ces choses, un risque existe d’une plus grande détérioration», a-t-il ajouté.
(ats)




