La situation économique s’est fortement dégradée en Grèce depuis le début de l’année avec la plupart des voyants au rouge (croissance, déficits, dette et inflation), selon les nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne publiées mardi.
La croissance grecque devrait s’élever à seulement 0,5% du PIB cette année, en net recul par rapport aux dernières prévisions de février, où la Commission européenne tablait sur 2,5%.
Déflation évitée en Europe
La zone euro va profiter cette année d’une embellie économique, essentiellement grâce à une série de facteurs externes, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne.
La croissance devrait finalement atteindre 1,5% cette année, contre 1,3% selon les précédentes prévisions publiées en février. Autre bonne nouvelle, l’union monétaire devrait échapper à la déflation cette année, avec 0,1% d’inflation, contre -0,1% prévu précédemment.
«L’économie européenne ne s’était pas portée aussi bien depuis plusieurs années, son redressement étant favorisé à la fois par des facteurs externes et par des mesures qui commencent à porter leurs fruits», a commenté le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.
«Certes, l’évolution de la situation est encourageante, mais il nous faut veiller à asseoir la croissance dans la durée», a tempéré le vice-président de la Commission chargé de l’euro, Valdis Dombrovskis.
Pour 2016, la prévision de croissance de la Commission demeure inchangée par rapport à février, à 1,9%.
La relative embellie économique dont bénéficie la zone euro s’explique par une conjonction de facteurs favorables: maintien des prix du pétrole à des niveaux relativement bas, croissance mondiale soutenue et poursuite de la dépréciation de l’euro notamment.
Par ailleurs, la politique monétaire de la Banque centrale européenne, en particulier son programme de rachat massif de dette, a un impact «important», qui contribue à faire baisser les taux d’intérêt et à renforcer les perspectives d’amélioration des conditions de crédit, note la Commission.
La France limite la casse
De son côté, la trajectoire budgétaire de la France se rapproche des exigences posées par Bruxelles, avec un déficit public qui devrait atteindre 3,8% cette année, avant 3,5% l’an prochain, selon les prévisions publiées mardi par la Commission européenne.
La Commission a ainsi revu nettement à la baisse sa prévision de déficit pour la France par rapport à février, où elle anticipait un déficit à 4,1% du PIB.
(afp)



