L’environnement actuel n’est «pas propice» à la tenue d’élections au Burundi, a déclaré la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma, dans un entretien à la télévision chinoise CCTV.
«L’environnement n’est pas propice à une élection. On ne peut pas aller dans un pays, rencontrer des réfugiés qui fuient, et dire Nous allons observer les élections », a-t-elle déclaré. «Dans l’état actuel des choses, je ne vois même pas comment des élections peuvent avoir lieu».
Les manifestions ont repris
Une quatrième personne est décédée jeudi, selon la police, dans les affrontements au Burundi, constituant le premier décès enregistré hors de la capitale du Burundi, secoué depuis douze jours par des manifestations d’opposition à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.
La victime, un adolescent de 15 ans, a été tué par un policier dans la commune de Gisozi, à quelque 80 km au sud-est de Bujumbura. «Il semble que le policier ripostait à des tirs qui provenaient de manifestants», a dit le porte-parole de la police Liboire Bakundikize. Au total 18 personnes sont mortes jusqu’ici dans les violences qui émaillent les manifestations.
(ats/afp)




