L’application du cessez-le-feu dépendra «du bon-vouloir des miliciens houthis et de leurs alliés», a-t-elle souligné.
«Le royaume pense qu’il peut y avoir un cessez-le-feu de cinq jours au Yémen pour coordonner avec les organisations internationales l’acheminement d’une aide humanitaire», a déclaré à Ryad le chef de la diplomatie Adel al-Jubeir. Selon les Nations unies, 20 millions de Yéménites, soit 80% de la population, sont menacés par la famine.
M. Jubeir a estimé toutefois que ce cessez-le-feu ne pourra se réaliser que «si les Houthis (les rebelles chiites) et leurs alliés (des militaires fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh) y souscrivent, n’empêchent pas les efforts humanitaires et ne lancent pas d’actions agressives».
Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a salué cette proposition de trêve lors d’une conférence de presse commune avec Adel al Djoubeïr. Il a précisé que ni les Etats-Unis, ni l’Arabie saoudite n’envisagent d’envoyer des troupes au sol au Yémen, au lendemain d’un appel du gouvernement yéménite au déploiement d’une «force terrestre».
«Parvenir à la paix»
Il a par ailleurs appelé les Houthis et ceux qui les soutiennent à accepter la proposition saoudienne. «Nous (leur) demandons (…) d’utiliser leur influence pour ne pas rater cette occasion majeure de répondre aux besoins de la population yéménite et de trouver les moyens de parvenir à la paix au Yémen», a insisté le secrétaire d’Etat.
Ryad a pris la tête d’une coalition qui a lancé fin mars une série d’attaques aériennes contre les miliciens houthis au Yémen, sans parvenir à interrompre leur progression. En raison des violences, les organisations humanitaires ne peuvent pratiquement plus travailler faute d’approvisionnement et en raison de l’insécurité.
(ats)




