Crash en France: «Lubitz a-t-il changé d’avis au dernier moment?»

 

Andreas Lubitz a-t-il tenté au tout dernier moment de redresser l’Airbus A320 pour éviter le crash? Un rapport publié mercredipar le Bureau français d’enquêtes et d’analyse (BEA) détaille les dernières minutes du vol de la Germanwings qui s’est écrasé dans les Alpes françaises le 24 mars dernier. Et certains éléments ont attiré l’attention du quotidien allemand «Bild».

Selon les enregistrements des boîtes noires, 93 secondes avant l’impact, Andreas Lubitz aurait essayé de désactiver le mécanisme de descente automatique de l’Airbus A320 en manipulant le manche à balai. Une révélation qui fait dire au journal allemand que le copilote a peut-être changé d’avis au dernier moment et qu’il a voulu éviter la catastrophe.

Une hypothèse très peu probable

«Des actions à piquer de faible amplitude sur le mini-manche du copilote sont enregistrées entre 9 h 39 min 33 et 9 h 40 min 07», dit le rapport. «Une action sur le mini-manche de droite (ndlr: côté du copilote), insuffisante pour provoquer la déconnexion du pilote automatique, est enregistrée durant environ 30 secondes
(…) 1 min 33 s avant l’impact», poursuit le document. En clair, selon «Bild», Lubitz aurait essayé de reprendre les commandes de l’appareil pour changer de cap. En vain, puisque le pilotage automatique est resté actif.

«Nous ne saurons jamais ce qui s’est passé dans sa tête dans ces dernier moments. Une pression plus forte sur le manche aurait automatiquement désactivé le pilotage automatique», a déclaré le professeur Elmar Giemulla, avocat de victimes et expert en droit de l’aviation. Rémi Jouty, directeur du BEA, se dit très sceptique quant à une telle hypothèse: «Les données analysées confirment que le copilote était capable d’agir, que toutes ses actions avaient la même intention. Précisément de précipiter l’avion au sol», a-t-il déclaré.

(joc)