Plusieurs organisations et élus de gauche ont obtenu vendredi qu’un recours contre cette appellation soit examiné en urgence par un tribunal parisien le 22 mai, ont annoncé leurs avocats. Le remplacement du nom de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) par «Les Républicains» doit encore être entériné par un vote électronique des militants les 28 et 29 mai, avant un congrès convoqué pour le 30.
«Nos clients considèrent qu’il est impossible de privatiser l’idéal républicain. Nous nous réjouissons que la justice ait reconnu l’urgence à trancher en référé dans un premier temps cette question de principe», ont commenté les avocats des requérants.
Le recours déposé par ces derniers accuse l’UMP d’avoir «délibérément créé un trouble civil, social et politique majeur en France» en optant pour un nom dont «aucune partie du peuple français ne peut revendiquer l’usage exclusif».
«Trop américain»
Au-delà de la gauche, le choix du nom «Les Républicains» a un temps suscité des réticences jusque chez les sympathisants de l’UMP, dont plus de la moitié trouvaient qu’il sonnait «trop américain» dans un sondage réalisé mi-avril. La tendance s’est toutefois inversée depuis, une enquête publiée vendredi soir faisant état de 61% des mêmes sympathisants favorables à ce nouveau nom.
En Allemagne, «Les Républicains» («Die Republikaner») est un micro-parti d’extrême droite fondé en 1983 par deux dissidents du parti conservateur bavarois CSU et un ancien Waffen SS, Franz Schönhuber, décédé en 2005.
(ats)




