L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a déclaré qu’il avait des preuves de l’exécution de 67 civils, dont des enfants, et de 150 membres des forces syriennes, par des djihadistes de l’EI dans différents endroits de la province de Homs depuis le 16 mai.
Par ailleurs, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a nié dimanche que la campagne de raids aériens menée par une coalition internationale contre l’Etat islamique (EI) a échoué.
Il a toutefois reconnu que l’action militaire ne suffisait pas pour venir à bout du groupe djihadiste.
«La coalition n’est pas en train de perdre mais la campagne aérienne ne suffit pas», a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie qatariote, Khaled Al-Attiya, dont le pays préside le CCG, après une réunion ministérielle du CCG et de l’Union européenne (UE) à Doha.
«Il y a tellement de nombreuses étapes pour lesquelles nous devons coopérer et nous coordonner. A ce jour, la campagne contre le terrorisme est efficace», a-t-il ajouté.
«L’une de ces étapes consiste à renforcer et à hâter le dialogue en Irak et, en Syrie il faut trouver un moyen pour sauver le peuple syrien, pris entre la tyrannie du régime (de Bachar el-Assad) et la brutalité des terroristes», a encore dit le ministre.
Développements «dramatiques»
L’EI a pris dimanche le contrôle total d’un poste-frontière entre la Syrie et l’Irak, une semaine après la prise de la ville irakienne de Ramadi et quelques jours après celle de la cité syrienne antique de Palmyre.
La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a de son côté qualifié de «dramatiques» les derniers développements en Syrie et en Irak. «Seule une solution politique, à la fois en Syrie et en Irak, peut apporter un règlement de la crise», a-t-elle dit.
Yémen et libre-échange
La réunion a aussi porté sur plusieurs autres questions, dont le conflit armé au Yémen et la perspective de pourparlers de paix proposés par l’ONU à partir de jeudi à Genève.
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a posé des conditions à ces pourparlers, notamment un retrait des rebelles chiites pro-iraniens de la capitale Sanaa et des villes qu’ils ont conquises sous la menace des armes.
Les discussions ont aussi porté sur des questions économiques, dont le projet d’établissement d’une zone de libre-échange entre les six monarchies du CCG et les membres de l’UE. Selon Mme Mogherini, les échanges commerciaux entre les deux parties ont augmenté à «un rythme incroyable» pour atteindre «150 milliards d’euros» en 2014.
Outre le Qatar, le CCG comprend aussi l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït et Oman.
(ats/Newsnet)




