Des sources diplomatiques ont confirmé mercredi une information de l’émission Forum de la RTS, selon laquelle l’accord, s’il est conclu, serait plutôt signé à Vienne. Aucune décision n’est cependant prise à ce stade. C’est à Vienne que les discussions se poursuivent entre experts, souligne-t-on.
En outre, l’AIEA serait chargée de faire appliquer toute la partie de l’accord concernant les inspections des sites iraniens. Selon la RTS, la patronne de la diplomatie européenne Federica Mogherini préfère Vienne à Genève parce que l’Autriche est un Etat membre de l’Union européenne. C’est l’UE qui préside les discussions.
Accident sans influence
L’accident de vélo du secrétaire d’Etat américain John Kerry, dimanche en Haute-Savoie, ne devrait pas retarder une éventuelle signature. Le Département d’Etat américain a indiqué à ce propos mardi soir, après l’opération réussie de John Kerry à Boston, que cet accident n’aura pas d’influence sur la suite des négociations avec l’Iran.
«Je prévois que cette courte hospitalisation n’interférera pas sur ses fonctions de secrétaire d’Etat», a déclaré le porte-parole du Département d’Etat John Kirby. M. Kerry devrait marcher dès mercredi.
Dommageable pour Genève
Le fait que l’accord sur l’Iran ne soit vraisemblablement pas signé à Genève est «dommageable» pour la Genève internationale, a affirmé au micro de la RTS Bertrand Buchs, député démocrate-chrétien au Grand Conseil genevois. Le rayonnement international de la Suisse est lié à la signature de grands accords internationaux, a-t-il fait valoir.
Le groupe des 5 + 1 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine, Allemagne) veut parvenir d’ici le 30 juin à un accord final avec Téhéran. Un accord intermédiaire a été conclu le 2 avril à Lausanne.
(ats)




