«C’est effarant que souvent seule une petite partie des fonds destinés aux demandeurs d’asile arrivent à destination», a déclaré le représentant du HCR pour la sud de l’Europe, Laurens Jolles.
«Nous pensions que c’était le résultat d’une mauvaise gestion au niveau local», a-t-il dit. «C’est extrêmement préoccupant d’apprendre que c’est souvent le résultat d’un vaste et bien structuré système de corruption».
La justice italienne a annoncé jeudi avoir lancé 44 mandats d’arrêt contre des mafieux présumés infiltrés dans la municipalité de Rome, ainsi que des responsables politiques locaux, accusés, entre autres, de corruption et fausses factures.
Vaste opération
Selon les médias italiens, les affaires du groupe criminel allaient de la gestion des ordures à la maintenance des espaces verts et à l’accueil des réfugiés, des secteurs bénéficiant d’importants fonds publics.
Les arrestations de jeudi représentent la deuxième phase d’une vaste opération qui a débuté en décembre et concernait une centaine d’entrepreneurs et de responsables politiques.
Depuis le début de l’année, plus de 45’000 immigrés clandestins ont débarqué en Italie, mais selon l’Organisation internationale pour les migrations, environ 1770 hommes, femmes et enfants sont morts ou disparus en tentant la traversée.
(afp)



