Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a annoncé mercredi sa candidature à l’investiture républicaine pour la Maison Blanche. Jamais autant de candidats ne s’étaient présentés dans l’histoire récente.
Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a annoncé mercredi sa candidature à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016. Cet homme de 44 ans est le premier candidat issu de l’immigration venue d’Inde à briguer la Maison blanche.
«Mon nom est Bobby Jindal et je suis candidat à la présidence des Etats-Unis», annonce-t-il dans une vidéo mise en ligne sur son site internet. Il est ainsi le treizième républicain à briguer l’investiture du «Grand vieux parti» (GOP).
Au même instant, il publiait plusieurs vidéos où on le voit discuter de sa candidature avec sa femme et ses trois enfants. Il y promet notamment à sa fille: «si nous emménageons à la Maison Blanche, tu pourras avoir un petit chien».
Jeune diplômé d’Oxford
Fils d’immigrés indiens, converti au catholicisme, Bobby Jindal a été diplômé d’Oxford. Il fut consultant dans le grand cabinet de conseil McKinsey avant de revenir dans sa Louisiane natale pour se lancer dans une carrière publique puis politique, avec jusqu’ici un certain succès.
Il dirige depuis 2008 cet Etat conservateur du sud des Etats-Unis. Il fut le premier Américain d’origine indienne à être élu gouverneur d’un Etat américain. Mais sa popularité nationale est faible à ce stade. Dans un sondage Wall Street Journal/NBC News réalisé mi-juin, les intentions de vote pour Bobby Jindal sont mêmes nulles.
Ancienne étoile montante
Un temps présenté comme l’étoile montante du Parti républicain, Bobby Jindal avait porté la réplique de son parti après le premier discours sur l’Etat de l’Union prononcé par Barack Obama en 2009. Un exercice dont il ne s’est pas bien acquitté, les observateurs jugeant son discours trop amateur.
La crise budgétaire qui sévit en Louisiane a également entamé son crédit. Il manque 1,6 milliard de dollars dans le budget de l’Etat, notamment du fait de la chute des cours du pétrole, et M. Jindal aura du mal à résorber ce déficit sans rompre sa promesse de ne pas augmenter les impôts.
La course des primaires est pour l’instant menée par Jeb Bush, premier choix de 22% des personnes interrogées, suivi du gouverneur du Wisconsin Scott Walker (non encore déclaré) et du sénateur de Floride Marco Rubio, selon le sondage Wall Street Journal/NBC News.
L’abondance de candidats a forcé la chaîne Fox News à limiter à dix le nombre de candidats invités au premier débat télévisé des primaires, le 6 août. Les autres se contenteront d’un «forum» télévisé dans l’après-midi.
(ats/afp)



