TERRORISME – Oum Sayyaf aurait chapeauté les esclaves sexuelles au sein de l’organisation de l’Etat islamique…
Elle est aux mains des Etats-Unis depuis le 16 mai. Oum Sayyaf, veuve d’un haut responsable de l’organisation de l’Etat islamique (EI) commence, d’après le site américain The Daily Beast, à passer aux aveux. Mariée à Abou Sayyaf, considéré par Washington comme le « financier » de l’EI, elle aurait fourni des informations précieuses sur l’organisation interne du groupe terroriste et « livrer ses secrets sur le rôle prépondérant joué par les femmes » au sein de Daesh.
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Une hiérarchie calquée sur celle de leurs maris
Elle est « la source de renseignements la plus précieuse » qui soit tombée entre les mains des Etats-Unis, estime même The Daily Beast. Capturée en Syrie par un commando américain le jour de la mort de son mari, proche du chef de l’organisation de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, Oum Sayyaf en aurait dit un peu plus sur la hiérarchie féminine régnant au sein du « califat ». Une hiérarchie calquée sur celle de leurs maris. Les épouses des gradés de l’EI ont ainsi des rôles plus élevés que les femmes de djihadistes plus modestes.
De fait, grâce à son mariage, Oum Sayyaf a eu accès à des informations relatives à tous les échelons hiérarchiques du groupe terroriste et à des données stratégiques sur la façon dont les hommes gèrent les opérations financières et tactiques (organisation interne et communication). Des informations qui sont venues compléter celles trouvées le 16 mai dernier dans les affaires personnelles d’Abou Sayyaf (ordinateurs, téléphones, documents).
Oum Sayyaf « était une conseillère majeure »
Oum Sayyaf, qui aidait à gérer les réseaux de femmes internes à Daesh (combattantes et chargées de la logistique) et chapeautait le réseau d’esclaves sexuelles, « était une conseillère (…) Lire la suite sur 20minutes.fr



