L’Iran et l’Union européenne sont convenus d’engager des discussions sur une série de domaines, a annoncé ce mardi 28 juillet 2015 le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Parmi eux figurent la lutte contre le terrorisme et la coopération en matière d’énergie.
Volonté politique
«Des discussions à haut niveau se tiendront entre l’Iran et l’Union européenne sur différentes questions, dont la coopération énergétique, les droits de l’homme, la lutte contre le terrorisme et les questions régionales», a dit Javad Zarif lors d’une conférence de presse commune avec la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.
Federica Mogherini a jugé de son côté que l’application de l’accord trouvé le 14 juillet dernier à Vienne entre l’Iran et les grandes puissances engagées dans les négociations sur son programme nucléaire «dépendait de la volonté politique de toutes les parties impliquées».
Iran ciblé par plusieurs pays
«La mise en oeuvre de cet accord va ouvrir la voie à une coopération plus large entre l’Iran et l’Occident», a également ajouté la Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune.
La veille, Federica Mogherini s’était entretenue à Ryad avec des responsables saoudiens pour tenter d’apaiser les inquiétudes des pays du Golfe face aux conséquences de l’accord. Il encadre les activités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée progressive des sanctions imposées à Téhéran.
Le royaume wahhabite et ses alliés sunnites du Golfe accusent la République chiite d’ingérence dans les affaires intérieures de Bahreïn, de la Syrie, de l’Irak, du Liban et du Yémen. Ils craignent que la levée des sanctions ne donne plus de moyens à l’Iran pour intervenir dans les conflits régionaux.
Plusieurs ministres
L’Iran attend de son côté une relance de son économie asphyxiée par des années de sanctions. Le pays, qui a dévoilé une série de projets pour la reconstruction de son industrie et le rétablissement de ses liens commerciaux, dit viser 185 milliards de dollars de projets dans les seuls secteurs du gaz et du pétrole.
Téhéran, où le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, doit se rendre ce mercredi, s’attend aussi à des retombées positives pour les secteurs des métaux et de la construction automobile de même que sur ses exportations vers l’Europe.
De nombreuses entreprises européennes n’ont pas attendu pour faire part de leur volonté de revenir en Iran. Et dans les jours ayant suivi l’accord du 14 juillet, le vice-chancelier et ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, s’est rendu à Téhéran avec une délégation de chefs d’entreprises. Côté suisse, le secrétaire d’Etat Yves Rossier était sur place la semaine dernière. (ats/Newsnet)



