Nicolas Sarkozy a-t-il peur des idées des autres? L’annonce, samedi, au campus national des jeunes Républicains pourrait le laisser croire. Le président du principal parti de la droite et du centre a indiqué dans un discours qu’un «projet d’alternance» serait rédigé et qu’il engagerait tous les candidats aux primaires. Dans la perspective de ce scrutin qui doit désigner le champion des Républicains et des centristes, François Fillon a déjà élaboré son programme. Alain Juppé, lui, fait entendre sa différence à toutes les occasions et vient de publier un livre pour son seul projet concernant l’école.
«On ne se ressemble pas tous, on n’a pas tous les mêmes qualités ou les mêmes défauts. Mais quand même: si on habite la même famille politique, si on porte depuis tant d’années les mêmes combats, c’est que les points communs entre nous doivent être plus forts que les différences», a déclaré l’ancien chef de l’Etat. Autant dire que Sarkozy veut une élection qui se ferait sur les personnes, et non comme ce fut le cas à gauche, sur des sensibilités affirmées allant d’Arnaud Montebourg à Manuel Valls.
Au Touquet, les ténors de la droite ont tout fait pour s’éviter et pour présenter leur parti comme un vivier de jeunes. La journée a été cependant gâchée dimanche avec l’annonce de la démission du président national des Jeunes Actifs» des Républicains, qui passe au Front national. «On ne peut pas avoir éternellement une tête qui pense centriste quand le corps des militants pense quelque chose qui les rapproche de Marine Le Pen», a-t-il déclaré.? (TDG)



