Certes, le Sénégal est ll’un des pays les plus pauvres du monde, mais paradoxalement, il est au peloton de tête des pays les plus ”épanouis” (bien-être) !!! [Élucidation de l’exception sénégalaise !!!]

En vérité, la situation actuelle de notre pays est celle de la presque totalité des pays africains – marquée par la pauvreté, les troubles  politiques, la mal-gouvernance, les problèmes sanitaires et autres fléaux de toutes sortes – inspirant légitimement un profond sentiment de tristesse et de désolation ; et à l’évidence, nos dirigeants ont une lourde responsabilité  sur cet état des lieux catastrophique qui est à l’origine d’un flot massif d’émigrés vers l’Occident qui, pourtant, n’est pas l’Eldorado que l’ont croit ; en effet, en dépit d’une richesse relative et d’une avancée certaine au plan technologique, l’exclusion et la précarité y gagnent aussi du terrain ; s’y ajoute un mal-vivre endémique qui n’épargne aucune classe sociale – en témoigne l’incidence très élevée des suicides (environ 12.000 morts par an, en France) ; la toxicomanie, les perversions sexuelles (homosexualité, pédophilie, etc.), la violence au quotidien et l’insécurité d’une manière générale complètent le tableau et interpellent sur la nécessité de reconsidérer le concept même de ‘’pays développés’’.

Et certes, dans un tel contexte sans espoir ni espérance, beaucoup d’observateurs se demandent même si l’Afrique pourrait être sauvée, mais en dépit de ce tableau pseudo apocalyptique, le croyant doit refuser de partager ce pessimisme véhiculé par la plupart des occidentaux, car ses repères sont tout autres ; en effet, l’Afrique est certes pauvre, mais ‘’riche’’ dans un certain sens, car la pauvreté est une vraie richesse si on a la foi, comme l’enseignement toutes les religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islam). Le Prophète Mouhammad (PSL) priait Dieu afin qu’Il fasse qu’il soit pauvre, vivant avec les pauvres, et qu’il soit ressuscité parmi eux (Hadith). Dieu n’est-Il pas avec les pauvres et les endurants ? [(Luc 6 : 20-21 … 24-25). (2. La Vache : 153-157 – Al-Baqarah)]. Et de préciser qu’il ne s’agit pas là d’une apologie de la pauvreté, mais d’un appel à l’humilité et à la solidarité avec les pauvres – bref, d’une exhortation à un comportement de pauvre, même si on est riche. En vérité, l’Islam ne s’oppose pas à la quête de richesses – bien au contraire, puisque cela permet de subvenir aux besoins de subsistance, de pouvoir s’acquitter de certaines prescriptions divines (pèlerinage, zackat, etc.) et de lutter dans le sentier d’Allah ; ce d’autant qu’il s’agit d’un don promis, entre autre, aux repentants ; oui, le salut tant dans la vie présente que future ne se trouve que dans la foi en Dieu et en ses messagers, et passe par le repentir [(71. Noé : 10-12 – Nûh) ; (10. Jonas : 98 – Yûnus)] ; oui, un peuple qui s’amende atteint la sécurité alimentaire, s’enrichit et renouvelle sa population – Telle est la « perspective de Noé », en dehors de laquelle, il ne peut pas y avoir de développement durable.

(12) C’est Allah qui possède les clefs des trésors des cieux et de la terre. Il attribue ses dons avec largesse, ou les restreint à qui Il veut. Certes, Allah est Omniscient. (42. La Consultation : 12 – Ach-Chûrâ’) … (48) Allah est, en vérité, celui qui pourvoit aux besoins de l’homme et qui l’enrichit. (53. L’Etoile : 48 – An-Nadjm) … (20) Nous (Dieu) accroissons le champs de celui qui désire le champ de la vie future. Nous accordons quelques profits à celui qui désire le champs de la vie de ce monde ; mais il n’aura aucune part dans la vie future. (42. La Consultation : 20 – Ach-Chûrâ’)

Et de rappeler que la richesse en dehors de la foi  constitue une grave menace et mène inexorablement à la perdition, comme l’enseigne explicitement le Coran :

(16) Et quand Nous (Dieu) voulons détruire une cité, Nous y décrétons l’opulence (richesse) ; ainsi, ses habitants se livrent à la turpitude (perversité) ; alors la parole prononcée contre elle se réalise et Nous la détruisons entièrement. [Un rappel et appel à la clairvoyance pour tous les pays riches (ou qui y aspirent) !!!] (17) Que de générations avons-Nous exterminées, après Noé. Ton Seigneur se suffit d’être Parfaitement Connaisseur et Clairvoyant sur les péchés de ses serviteurs. … (17. Le Voyage Nocturne : 16-21 – Al-‘Isrâ’)

Ainsi, le profil économique d’un pays varie suivant la croyance de ses habitants ; à titre d’exemple, le Sénégal ne peut pas être comparé à la Corée  ; et en les comparant, nos économistes se fourvoient régulièrement ; certes, ils sont plus riches, mais moins épanouis.

Oui, ce n’est pas la richesse qui donne le bien-être (la vraie vie) ; et personne ne peut y accéder en dehors de la foi en Dieu et à son Messager :

(24) Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la vraie vie, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son coeur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés. … (8. Le Butin : 24 – Al-Anfâl)

Ainsi, si la plupart des pays musulmans sont pauvres par rapport aux pays infidèles, ce n’est pas l’Islam qu’il faut incriminer comme facteur de sous-développement ; en effet, ce fait tient à l’épreuve qui est consubstantielle à la religion [(29. L’Araignée : 1-4 – Al-Ankabût) ;  (2. La Vache : 253 – Al-Baqarah)].  Et selon la logique d’Allah, il faut s’attendre, à plus ou moins long terme, à un renversement de l’ordre établi, car selon le Coran, une heureuse fin est destinée à ceux qui craignent Dieu (11. Houd : 49 – Hoûd) ; oui, Allah donne une issue favorable à ceux qui Le craignent et qui placent leur confiance en Lui et leur facilite les choses, en leur accordant ses dons par des moyens sur lesquels ils ne comptaient pas (65. Le Divorce : 2-4 – At-Talâq).

Et pour conclure, de rappeler qu’en cette ‘’fin des temps’’ (akhirou zamân), l’avènement  du Mahdi (retour de Jésus) devrait impacter très positivement l’économie de notre pays puisqu’impliqué au premier plan ; et c’est dire que nous ne sommes pas si mal partis, comme le pensent certains observateurs (afro-pessimistes) ; et en effet, à y regarder de près, avec ses énormes potentialités économiques (minerais, agriculture, énergie solaire, etc.) et son profil démographique idéal (une population majoritairement jeune), notre pays dispose de sérieux arguments pour jouer les tout premiers rôles dans le concert des nations, – mais encore, faudrait-il que nos compatriotes en prennent véritablement conscience ; il est donc temps qu’ils se réveillent et s’engagent résolument dans la perspective religieuse (retour à l’ordre moral) – la voie obligée pour accéder à l’émergence véritable. Oui, Allah ne modifie pas la condition d’un peuple tant que les les comportements ne seront pas changés (13. Le Tonnerre : 11 – Ar-Ra’d). Et c’est là un ultime challenge de la mission du Mahdi (avènement du ‘’Fils de l’Homme’’) [(Luc 17 : 20-37) ; (Luc 21 : 5-38)] !!!

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DOCTEUR MOUHAMADOU BAMBA NDIAYE

Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar / Pédiatre à Thiès / Recteur de l’Université Virtuelle ‘’La Sagesse’’ de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan – Bienfaisance (Thiès).