La situation au Burundi inquiète le CICR

«Les violences qui secouent Bujumbura et sa périphérie ont déjà fait plusieurs centaines de morts et de blessés. Des centaines de personnes ont par ailleurs été arrêtées et plusieurs milliers d’habitants de la capitale ont dû fuir leur quartier», a affirmé Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR au Burundi.

Le Comité internaitonal a lancé un appel à toutes les parties pour qu’elles fassent preuve de retenue et rappelle que l’usage de la force est une mesure exceptionnelle que les forces de sécurité ne peuvent utiliser qu’en dernier recours pour maintenir ou rétablir l’ordre public. «Le personnel soignant ainsi que les structures sanitaires doivent être protégés de tout acte de violence ou de vandalisme», a déclaré le responsable du CICR.

Pour répondre aux besoins humanitaires, le CICR a intensifié ses activités et son soutien à la Croix-Rouge du Burundi. La Croix-Rouge a installé des postes de premiers secours dans plusieurs quartiers de la capitale pour secourir et évacuer les blessés. «Il est impératif que son accès aux blessés soit facilité, tout comme leur transfert vers les centres de soins», a affirmé Georgios Georgantas.

Assistance médicale

Le CICR visite les personnes qui sont arrêtées en lien avec les violences, afin de s’assurer que leurs conditions de détention et de traitement respectent les normes internationales. Il fournit du matériel médical et des médicaments.

Le CICR travaille aussi en étroite collaboration avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge des pays voisins, afin d’aider les centaines de milliers de Burundais séparés de leurs proches à échanger des nouvelles avec leur famille. (ats/nxp)