Interpol a rejoint la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) pour «endiguer le flot de combattants étrangers» et «stopper son financement», a-t-elle indiqué vendredi. Elle a insisté sur son rôle «catalyseur» dans la dimension policière de la lutte contre le groupe terroriste.
«Partager (des informations) via Interpol, revient à étendre le périmètre de la sécurité nationale», a déclaré son secrétaire général Jürgen Stock. Il était cité dans un communiqué diffusé par l’organisation de coopération policière internationale (Interpol), basée à Lyon.
«L’une des clés est de construire un pont entre la zone de conflit – où est situé le coeur de Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) – et les services de police à l’étranger où Daech radicalise et frappe», a-t-il ajouté.
7500 combattants étrangers
Selon M. Stock, la coopération entre Interpol et le Département de la Défense américain a ainsi permis de démanteler des réseaux de recrutement djihadistes. Elle a aussi facilité la localisation des «combattants terroristes étrangers» en transformant des informations déclassifiées en provenance des champs de bataille afghan ou irakien en «inestimables pistes d’enquête» à l’étranger.
«Dupliquer cette approche contre Daech permettrait d’accroître considérablement le succès des enquêtes à l’encontre des groupes affiliés partout dans le monde», a poursuivi le patron d’Interpol. «Trop souvent, les efforts des services doivent s’arrêter aux portes des zones de conflit», a-t-il ajouté.
M. Stock a précisé que des informations concernant plus de 7500 combattants étrangers étaient déjà partagées par 60 Etats-membres via Interpol.
Menée depuis deux ans par les Etats-Unis, la coalition internationale contre le groupe djihadiste comprend 66 membres. (afp/nxp)



