L’émotion était trop forte. Au moment d’évoquer son arrivée à Abu Dhabi et la réussite effective du tour du monde de Solar Impulse, Bertrand Piccard, qui avait décollé du Caire dans la nuit de samedi à dimanche, n’a pas pu contenir son émotion. C’est avec des trémolos dans la voix et les larmes aux yeux qu’il tentait de faire part de ses sentiments à quelques minutes d’atterrir.
«Lorsque j’ai franchi la ligne qui marquait le décollage d’André Borschberg (Ndlr: en mars 2015), j’ai vécu une heure et demie en état de grâce. Je me suis alors dit que tout était possible, qu’il fallait rêver davantage et que le véritable projet Solar Impulse commençait aujourd’hui, maintenant que nous avons prouvé que l’avion était une plateforme crédible.»
Evoquant ensuite ce jour historique, qu’il craignait autant qu’il espérait, Bertrand Piccard rappelait encore que l’idée d’un tour du monde en avion solaire lui était venue il y a près de 17 ans.
Passant ensuite devant les caméras de Bloomberg TV, de CNN et de plusieurs médias asiatiques pour marteler son message en faveur des technologies propres, le pilote vaudois n’oubliait pas la presse francophone. (TDG)



