Un double attentat à la bombe a fait au moins 30 morts lundi matin à Tartous, fief du régime syrien, selon un nouveau bilan. Plusieurs autres explosions se sont produites à Homs et à l’extérieur de Damas, ainsi qu’à Hassaké, ville du nord-est sous contrôle kurde.
La double attaque de Tartous a été menée sur le pont d’Arzouna, à la périphérie de la ville, au moyen d’une voiture piégée et d’un kamikaze, selon l’agence officielle Sana.
L’homme a déclenché sa ceinture d’explosifs lorsque des personnes se sont rassemblées pour secourir les blessés de la première explosion. La ville côtière de Tartous est située dans le nord-ouest du pays abrite une base navale russe.
Pas de revendication
A Homs, dans le centre du pays, une voiture piégée a explosé touchant un checkpoint de l’armée et tuant deux militaires, rapportent l’agence officielle syrienne Sana et l’Observatoire syrien des droits de l’homme. La télévision d’Etat a quant à elle signalé une explosion le long de la route Al Soboura-Al Bidja, près de la capitale Damas.
A Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, une moto a explosé dans le centre-ville tenu par les milices kurdes YPG. Selon l’agence Sana, huit personnes ont été tuées dans cette ville tenue quasiment entièrement par les milices kurdes.
Aucun lien n’a pour le moment été établi entre les différentes attaques. Elles se sont toutes produites entre 8h00 et 9h00 locales (07h00-08h00 en Suisse) et n’ont pas été revendiquées.
(nxp/ats)



