Le président élu américain Donald Trump a affirmé mardi qu’il aimerait «être celui qui fera la paix entre Israël et les Palestiniens», lors d’un entretien avec le «New York Times».
«Ce serait une superbe réussite», a ajouté Donald Trump, dont la proposition de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël – contrairement à la tradition américaine – avait provoqué la colère des Palestiniens.
Le milliardaire républicain a ajouté que son gendre, Jared Kushner, le mari de sa fille Ivanka, pourrait jouer un rôle dans d’éventuels pourparlers de paix. Homme d’affaires et investisseur, il a été un proche conseiller du magnat de l’immobilier durant la campagne électorale.
Satisfaction en Israël
La droite israélienne s’était montrée particulièrement satisfaite de la victoire de Donald Trump à l’élection du 8 novembre, y voyant l’annonce d’une reprise, ou d’une accélération, de la colonisation des Territoires palestiniens occupés par Israël, et même la fin de l’idée d’un Etat palestinien indépendant.
L’équipe de Donald Trump avait cependant appelé la droite israélienne à ne pas s’emballer, les collaborateurs du président élu demandant davantage de mesure, avait rapporté le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.
L’actuel secrétaire d’Etat américain John Kerry a multiplié durant des mois les efforts pour faire avancer les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, sans succès. Les discussions directes entre les deux parties sont au point mort depuis deux ans et demi.
Pas de non aux accords climatiques
Dans le même entretien accordé au «New York Times», Donald Trump s’est dit «ouvert» au sujet de l’accord de Paris sur le changement climatique, après avoir promis tout au long de sa campagne d’en retirer les Etats-Unis. «Je regarde ça de très près. Je reste ouvert sur cette question», a dit le président élu. «Je pense qu’il y a un lien (ndlr: entre les humains et le changement climatique), il y a quelque chose, mais tout dépend combien», a aussi reconnu Donald Trump, notoirement climato-sceptique, selon les tweets d’un reporter du quotidien de référence.
Le milliardaire républicain a ainsi précisé qu’il fallait voir «combien cela va coûter à nos entreprises», et quels effets il pourrait avoir sur la compétitivité américaine.
«Bannon pas raciste»
Le futur président américain a également défendu son proche conseiller, Steve Bannon, assurant que, s’il estimait «qu’il était raciste» ou d’extrême droite, «je ne penserais même pas à l’embaucher». Le milliardaire s’est également démarqué d’un groupe de néo-nazis qui a fêté sa victoire samedi à Washington lors d’une conférence marquée par des saluts nazis. «Je les désavoue et je les condamne», a-t-il dit au «New York Times», selon la correspondante du journal à la Maison Blanche, Julie Davis.
Agé de 62 ans, Steve Bannon était jusqu’à récemment encore le patron de Breitbart, un site d’information servant de caisse de résonance à une nébuleuse d’extrême droite apparue récemment aux Etats-Unis et baptisée «alt-right». Il avait lui-même défini le site comme «une plateforme pour l’alt-right», dans un entretien au site Mother Jones.
(nxp/afp)



