L’ancien chef du gouvernement italien a admis, dimanche à Rome, avoir «commis l’erreur de politiser le référendum» sur la réforme constitutionnelle, texte massivement rejeté par les Italiens. Il a ajouté s’être «trompé».
«Nous n’avons pas perdu, nous avons ultra-perdu», a lancé le bouillonnant Matteo Renzi, 41 ans, à la tribune de l’assemblée nationale du Parti démocrate (centre gauche), qu’il dirige, la première depuis sa démission du poste de premier ministre. «J’ai commis l’erreur de politiser le référendum: je ne l’ai pas vu arriver, je me suis trompé», a reconnu l’ancien chef du gouvernement.
«Ça fait mal»
«Nous avons perdu chez les jeunes, en particulier chez les 30-40 ans. Nous avons perdu à domicile et ça fait mal», a-t-il poursuivi. M. Renzi a aussi estimé que la défaite de sa réforme s’était jouée sur internet.
«Nous avons laissé le web à ceux qui, en ce moment, passent aux yeux du monde comme des diffuseurs de mensonges», a-t-il dit. Il faisait clairement référence au Mouvement 5 Etoiles (M5S, populiste), qui talonne le Parti démocrate dans les intentions de vote et réclame des élections anticipées depuis la victoire du non au référendum constitutionnel.
(nxp/ats)



