L’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel est au bord de l’implosion. Les Syndicalistes sont à couteaux tirés. Le directeur est contesté, de même que le Secrétaire général pourtant Drh de l’hôpital. Les malades sont laissés pour comptes. Dans ce cadre inamical, est née une rébellion incarnée par le Syndicat national des travailleurs de la Santé. En conférence de presse dans les locaux de l’hôpital, ces syndicalistes ont peint en noir une structure médicale qui aurait été détruite « par un directeur qui a instauré un apartheid social dans lequel ne trouvent leurs comptes que ceux qui lui sont proches ou qui courbent l’échine devant lui ». Mécontents de ce qui passe, des travailleurs ont quitté le Sutsas pour se retrouver autour du Syntras. Selon Boubacar Dacosta , le Secrétaire administratif, le combat qu’ils mènent a trouvé « sur son chemin une résistance jamais égalée, faite de brimades, de chantages, de pression et d’injures ».
Le costume du bourreau est ici porté par le directeur de l’hôpital qui se serait transformé au fil des années en dictateur. Pour bénéficier, fait savoir le Secrétaire Général Samba Yalla Diop « d’une promotion interne, même méritée, il fallait un collaborateur ou d e ce secrétaire général. Des travailleurs qui ont fait 10 ans de service, ont un émolument inférieur à celui de certains autres agents de même compétence ou de compétence inférieure ou douteuse ». Selon Boubacar Dacosta qui revient à la charge « c’est ce qu’on pourrait appeler honteusement un apartheid honteux ».
Dans sa résolution, le Syntras de l’hôpital Lübke de Diourbel « exige l’élection d’un nouveau délégué du personnel étant entendu l’actuel a vu son mandat expiré depuis 5 ans, la création de services de ressources humaines avec le profil indu équidistant des différents syndicats, le recrutement de tous les travailleurs sans couleur syndicale préétablie, , l’arrêt immédiat ou le blocage du paiement sélectif des indemnités et primes injustifiées qui crève le budget de plus de 8 millions par mois, le paiement du Nepad à tous les contractuels conformément à la réglementation en plus de la publication des listes des ayants-droits , l’arrêt du paiement des heures de gardes administratives assimilables à un détournement financier dans la mesure où ces mêmes agents sont payés pour le même travail des indemnités de l’Etat ».
Le syndicat dénonce, aussi, le caractère nébuleux que revêt l’octroi du marché de la cuisine arrêté à la somme de 100 millions de francs Cfa. Dans ce sens, la transparence est requise dans le choix des personnes devant constituer cette commission des marchés étant entendu que chaque membre se retrouve avec la somme de 8 millions de francs, du moins pour l’année 2014. Les syndicalistes trouvent aussi qu’il y’a une iniquité dans la distribution des ressources de l’hôpital et une absurdité dans le fait de demander aux patients de payer le carburant en cas de transfert par ambulances vers une autre structure médicale. Ils ont demandé au ministère de la santé de prendre aux sérieux leurs remarques avant que l’hôpital ne devienne un milieu invivable. Seydina Mouhamed Diouf- Correspondance
Seydina Mouhamed Diouf



