Parc Niokolo-Koba : le ministre de l’Environnement réaffirme l’engagement de l’État pour la préservation du parc

 

La plus vaste aire protégée du Sénégal a reçu la visite du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique. Le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf s’est rendu, ce lundi, au Parc national du Niokolo-Koba. Une occasion pour lui de constater de visu la situation de ce grand sanctuaire de la biodiversité. « Au-delà de ses fonctions écologiques, le Parc constitue un levier de développement économique à travers l’écotourisme et les activités génératrices de revenus telles que l’apiculture, le maraîchage et l’artisanat », a-t-il souligné, appelant à une protection renforcée du site.

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a ainsi effectué, ce 23 mars 2026, une visite officielle dans le Parc national du Niokolo-Koba, en marge d’une tournée qu’il mène dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Cette visite a été une bonne occasion pour la tutelle de constater de près la situation de la plus vaste aire protégée du Sénégal.

Créé en 1954 et couvrant près de 913 000 hectares, le Parc constitue un patrimoine naturel d’exception, reconnu au niveau international, a rappelé le ministre. Il est inscrit depuis 1981 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et classé Réserve de biosphère dans le cadre du programme Man and Biosphere (MAB), ce qui témoigne de son importance pour la conservation de la biodiversité et le développement durable.

C’est pourquoi, a relevé le METE, cette visite intervient dans un contexte particulièrement significatif, marqué par le retrait du Parc de la Liste du patrimoine mondial en péril en 2024. Des efforts soutenus ont été consentis par l’État du Sénégal et ses partenaires en matière de lutte contre le braconnage, de restauration des habitats et de renforcement de la gouvernance environnementale, a reconnu le Dr Abdourahmane Diouf.

Au cours de cette journée, le ministre s’est rendu au poste de Dar Salam, point d’entrée stratégique du Parc, avant de visiter des initiatives communautaires telles que le GIE Fanabara, illustrant l’engagement de l’État en faveur du développement local et de l’autonomisation des populations riveraines. La visite s’est poursuivie à Simenti, avec un focus sur les infrastructures de gestion et le Centre de recherche sur les primates.

Visiblement satisfait, le Dr Abdourahmane Diouf a martelé que le Parc national du Niokolo-Koba joue un rôle crucial sur les plans environnemental et climatique. Il a rappelé que ce sanctuaire demeure un véritable réservoir de biodiversité, abritant plus de 70 espèces de mammifères et 329 espèces d’oiseaux. Le ministre a également insisté sur sa contribution à la régulation climatique, à la séquestration du carbone et à la protection des ressources en eau grâce au fleuve Gambie.

Il a ajouté qu’au-delà de ses fonctions écologiques, le Parc constitue un important levier de développement économique à travers l’écotourisme et les activités génératrices de revenus telles que l’apiculture, le maraîchage et l’artisanat. Il s’inscrit ainsi dans une approche intégrée conciliant conservation, développement local et amélioration des conditions de vie des communautés.

Le METE a salué les progrès réalisés et réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts de préservation et de valorisation durable de ce patrimoine unique. Il a également insisté sur la nécessité de consolider les acquis à travers une gestion inclusive, impliquant pleinement les populations locales.

La préservation du Parc national du Niokolo-Koba demeure un impératif stratégique pour le Sénégal. Elle participe à la protection d’espèces emblématiques, au maintien des équilibres écologiques régionaux et au respect des engagements internationaux du pays en matière d’environnement, a conclu le Dr Abdourahmane Diouf, visiblement très satisfait du travail abattu par les différents services relevant de son département.

Par Abdoulaye Fall