Vérification des parrainages : Mamoudou Ibra Kane révèle une confidence de feu le juge Badio Camara

 

Invité de l’émission « Objection » sur Sud FM ce dimanche, le journaliste-écrivain et acteur politique, Mamoudou Ibra Kane (MIK) a jeté un pavé dans la mare politique.

Venu présenter son nouvel ouvrage, « Troisième alternance au Sénégal : Mon double regard », le leader du mouvement Demain c’est maintenant a partagé des confidences exclusives de feu le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara.

Au cœur des révélations égrenées au micro de Sud FM, une confidence majeure du défunt juge. Selon l’auteur, l’ancien président du Conseil constitutionnel ne cachait pas son inconfort face à la gestion du très controversé filtre des parrainages. « Il reconnaissait l’imperfection du système », a révélé Mamoudou Ibra Kane.

Selon ses dires, le haut magistrat plaidait activement pour une réforme. « Il faut qu’on décharge le Conseil constitutionnel de cette tâche presque subalterne qui consiste à procéder à la vérification technique des parrainages », rapporte MIK.

Pour le regretté juge, ce contrôle, qualifié de “fastidieux”, n’avait pas sa place sur la table des sept sages. Il estimait que cette mission purement administrative devait être affectée à une autre structure technique. Ceci, afin de permettre au Conseil constitutionnel de se recentrer exclusivement sur sa mission noble et originelle : le contrôle de la constitutionnalité des lois, la régulation des institutions et l’arbitrage des conflits de pouvoir.

Selon le journaliste qui pose un regard critique sur l’actualité politique, la nouvelle Cour constitutionnelle proposée par le président Diomaye dans ses avant-projets de réforme n’est qu’une « pâle copie » de l’institution existante, en ce sens que « la prégnance de l’exécutif » sur les juges constitutionnels ne change pas.

En effet, pour l’invité d'”Objection” qui s’est montré particulièrement incisif sur la question, le maintien d’un cordon ombilical ultra-centralisé entre l’Exécutif et les juges constitutionnels fausse d’emblée l’esprit de la réforme.

D’après le nouveau dispositif proposé par l’avant-projet de Diomaye le président de la République choisit directement six des neuf membres de la Cour constitutionnelle. Les trois autres seront choisis sur une liste de cinq personnalités proposées par le président de l’Assemblée nationale.

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